Messages

Affichage des messages portant l'étiquette Afrique

Les maîtres du sol : audacieux, foisonnant, impressionnant!

Image
Résumé de l'éditeur :  « Une chasse à l’homme fait rage dans Aldea, un village de pêcheurs sur la côte de l’actuel Ghana. On traque l’ivrogne qui a assassiné, en pleine rue, un oburoni – l’un de ces guerriers marchands arrivés de leur lointain Portugal il y a bien des années. Depuis leur forteresse sur la falaise, ils s’immiscent toujours plus dans les affaires du royaume. L’omanhene ne gouverne plus tout à fait seul. Les anciens s’en inquiètent, mais nul ne semble pleinement conscient des forces nouvelles qui régissent le coeur et le destin des hommes. Quand la terre cesse d’être un héritage pour devenir une marchandise, l’équilibre du monde vacille. Depuis la côte d’Elmina jusqu’aux bibliothèques de l’antique Tombouctou, Les maîtres du sol déploient en une fresque saisissante les ravages des premiers contacts entre l’Afrique et l’Europe, au XVe siècle. Le second roman de Ryad Assani-Razaki est aussi une méditation spirituelle et politique sur la souveraineté des peuples, et...

Noces de coton d'Edem Awumey : Révolution verte, désillusion noire

Image
Je vais être honnête :   Noces de coton   de   Edem Awumey ,   ça m’a demandé plus que ce que j’étais capable de donner au moment où je l’ai lu.   C’est un roman qui pense. Beaucoup. Ça discute, ça argumente, ça fouille l’histoire du coton, la colonisation, la «Révolution verte», les multinationales, l’illusion du progrès. Et si t’es un peu fatigué.e, tu peux passer à côté de plein de choses.   Le huis clos dans le musée de la Révolution verte — avec ses photos de travailleurs obligés de sourire, coton blanc à la main — c’est d’une ironie violente. La colonisation ne disparaît pas. Elle se  rebrande . Elle met un logo vert sur ses pratiques. Elle parle d’aide, de rendement, d’innovation.   Mais le fil reste le même.   La langue d’Awumey est dense, presque hypnotique. Il écrit comme on tisse : phrase par phrase, fibre par fibre. Il y a quelque chose de très maîtrisé, presque solennel par moments. Ce n’est pas une écriture pressée. Ça demande q...

Petit Piment d'Alain Mabanckou

Image
Petit Piment , de son vrai nom « Tokomisa Nzambe po Mose yamoyindo abotami anmboka ya Bakoko » (ce qui veut dire « Rendons grâce à Dieu, le Moïse noir est né sur la terre des ancêtres » ), vit à l’orphelinat de Loango, en compagnie 303 autres pensionnaires, dont son ami Bonaventure. Entre le goujat qui dirige l’orphelinat et les jumeaux Tala-Tala et Songi-Songi qui persécutent les autres orphelins, Petit Piment s’alliera, un peu contre son gré, aux deux jeunes voyous. Quand la révolution socialiste est annoncée, le curé Papa Moupelo, vieux prêtre zaïrois qui leur prodigue l’enseignement religieux, est banni de l’établissement. Sans ces moments de chants et de danse qui sont pour lui du pur bonheur, Petit Piment décide de s’évader de l’orphelinat avec les jumeaux. Il connaîtra la vie de la rue, au Grand Marché de Pointe-Noire où ils commettra de nombreux larcins avec son clan. C’est à ce moment que Petit Piment rencontre Maman Fiat 500, tenancière d’une mai...

Le poids du secret

Image
Pour l'acheter, cliquez sur l'image Chanda est une adolescente vivant en Afrique. Comme c’est le cas de plusieurs familles, ils tirent le diable par la queue. Son beau-père est alcoolique, violent et trompe sa femme allégrement. Presque inévitablement, il meurt du sida. Sa mère étant également atteinte, décide de retourner dans son village natal, lorsque son état de santé se dégrade. Chanda, promise à de belles études, doit quitter l’école pour s’occuper de son frère et de sa sœur. Elle tente tant bien que mal de mener une vie « normale », mais c’est très difficile. Des rumeurs courent au sujet de la maladie de sa mère. Il faut comprendre qu’avoir le sida vaut aux gens d’être ostracisés ou bien pire, puisque pour les habitants, elle est la manifestation d’une malédiction quelconque sur toute la famille. Il est donc nécessaire de cacher la maladie aussi longtemps que possible et, quand cela ne l’est plus, faire croire que l’on est atteint d’une autre maladie plus re...