Un amour impossible : un Angot tissé de tendresse!
Dans Un amour impossible, Christine Angot raconte deux histoires d’amour, l’une à sens unique entre sa mère et son père, l’autre entre elle et sa mère. Le ton du roman est à l’opposé de ses précédents. Exit la hargne et bienvenue à la tendresse. Cela fait du bien de lire ça de la part de Angot. De lire cette plénitude amoureuse. Le récit est centré sur sa mère, sur la femme qu’elle est, sur son amour pour elle et l’amour que sa mère avait pour son père. Rachel Schwartz, une employée de la Sécurité sociale, rencontre Pierre Angot, un traducteur érudit et cultivé. La belle femme aux mains douces (le père et la fille le mentionnent à plusieurs reprises) est charmée par cet homme. Un homme cultivé, d’un autre milieu social. Un être charmeur, mais aussi distant, égocentrique, méprisant, mais habile manipulateur. À cheval sur la qualité de la langue et sur la manière de s’exprimer, il lui fait souvent des remontrances sur sa manière de parler, qu’il juge trop vulgaire. Ce qui est dérang...