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Implosion

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  Implosion   de Laurence Florisca Rivard est un roman percutant qui plonge au cœur de thématiques aussi complexes que dérangeantes. Récit polyphonique, ce qui permet une immersion dans des perspectives variées et souvent contradictoires.   Dès les premières pages, l’autrice installe une tension palpable. Des allégations de violence sexuelle ont été faites par trois femmes qui dénoncent un jeune joueur de tennis qui les a violées. La mère et la blonde de Sébastien réagissent complètement différemment, mais sont toutes deux soufflées par ces informations. On le comprend. Que son fils soit accusé d’agression sexuelle (ou de violence), je crois que c’est le pire cauchemar d’une mère. Et idem pour une conjointe.     L’écriture, bien que simple, offre des descriptions des émotions et des situations qui sont claires, même si le style fait en sorte que l’on reste un peu au premier niveau, que c’est moins immersif que je l’aurais souhaité. Toutefois, ça demeure suffisam...

Chaque blessure est une promesse

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Quand il apprend que son père, un homme actif et en forme, a reçu un diagnostic de sclérose latérale amyotrophique (SLA), Simon Brousseau est en état de choc. Cette maladie neurologique dégénérative, sans pitié, affaiblit les muscles de manière considérable au point où ils en viennent à ne plus fonctionner. Pour monsieur Brousseau, comme pour 80 % des personnes atteintes, le temps est compté, car l'espérance de vie est de 2 à 5 ans. Il nous raconte comment il compose avec l’idée de la mort prochaine de son père. Ça le bouleverse, bien sûr. Perdre un parent est déchirant, mais ce qui attriste le plus l’auteur, c’est que sa petite fille d’à peine un an ne connaîtra pas son grand-père et que celui-ci ne la verra pas grandir. Toute la situation donne bien sûr lieu à des questionnements philosophiques, notamment sur le sens de la vie. Il les aborde en toute simplicité.   « La maladie infléchit le sens du monde jusque dans ses moindres détails »   « La question d...

Une anticipation de notre société… vraiment?

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Marie-Ève Sévigny a choisi de placer l’action de son roman d’anticipation dans un cadre normalement reposant : l’île d’Orléans. « Chef », un retraité de la SQ en poste sur l’Île, y coule des jours paisibles à bord de son voilier. Il fuit sa femme, Nathalie, avec laquelle les relations sont simplement réduites à leurs stricts minimums. Il voit régulièrement son « thérapeute », c’est ainsi qui nomme son libraire, qui lui conseille la lecture de polars étrangers puisque les québécois lui rappellent trop son travail. La vie suit donc son cours sur ce bout de terre majoritairement paisible, jusqu’au jour où le chalet de Gabrielle vient à être incendié. Gabrielle étant son ancienne amante, il ne peut résister à l’envie de mener sa propre enquête en parallèle de celle de la SQ. Il faut dire que ce petit bout de femme mène une vie bien peu ordinaire. Militante écologique très active, elle lutte contre le développement d’un consortium pétrolier « Cliffine Energy...

Une piscine où il ne fait pas bon se baigner

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Un roman noir intitulé « la piscine ». De par mon historique culturel, je dois avouer que la première chose qui m’est venue à l’esprit se résume à : « tiens! Un roman noir sur le monde de l’espionnage? » À ma décharge, il faut savoir que la « Piscine » est le surnom du quartier général de la DGSE, le contre-espionnage français, qui bien sûr a changé de nom depuis mon départ. Les sigles ne font qu’un temps puis sont remplacés. Bref, je me suis fourvoyé! « La piscine » est bien un roman noir à n’en pas douter, mais pour le côté OSS-117, pas vraiment. Ainsi, même avant de vraiment me plonger dans le livre, Jonathan Gaudet avait réussi à me déstabiliser. Les quelque 239 pages qui le constituent n’ont certes pas arrangé les choses. L’histoire se déroule aux Mares-Noires, à Bécancour où se trouve la centrale de Gentilly. À cette époque, la ville de Gagnon est détruite à la suite de la fermeture de la mine qui l’a engendrée. Mais, non! Le livre...

Du bon poulet! ;-)

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Lorsque le propriétaire de la garderie Frimousses au chocolat est assassiné dans la ruelle derrière son établissement, les soupçons se tournent vers les employés du restaurant Excellence poulet, qui partage la même ruelle que la garderie. C’est que Gros Bill, le patron de la rôtisserie, a l’habitude d’embaucher d’anciens motards criminalisés. Ainsi y travaillent notamment Minou et Zoreille . Il faut dire qu’ils n’ont pas de très bonnes relations avec la victime et ses employées en raison de leur « gestion » de la benne à ordure, qui émet des odeurs pas très ragoûtantes. Mais ils ne sont pas les seuls dans le voisinage à éveiller les soupçons. C’est qu’il y a, dans le même bâtiment que la garderie, un salon de massage érotique, le Spa Afrodite, appartenant à un caïd de Montréal. Les gens du quartier se mettent à spéculer sur ce qui s’est passé, particulièrement les clients d’Excellence poulet. Bill, qui ne veut pas que cette mort suspecte ternisse la réputation de son restaurant et, par...