Messages

Affichage des messages portant l'étiquette littérature québécoise

Les vagues scélérates

Image
 Les vagues scélérates, d’Hélène Rompré, est le genre de roman qui se lit extrêmement vite. Pas parce qu’il est superficiel, mais parce qu’il est construit en fragments : courts flashs, souvenirs, anecdotes, réflexions qui s’enchaînent presque comme une spirale mentale après une rupture. Une rupture que la narratrice n’a absolument pas vue venir, alors que son chum et elle avaient entrepris des travaux dans sa maison pour qu’il y emménage avec elle. Le titre prend ainsi tout son sens : la vague scélérate, c’est cette catastrophe soudaine qui arrive sans avertissement et qui renverse tout. Le roman est profondément autofictionnel. On sent le besoin de saisir ce qui s’est passé, de revisiter la relation pour tenter d’y trouver les signes qu’elle n’a pas vus. Ce qui m’a surtout intéressée, c’est la dynamique amoureuse du couple. Dès le départ, on comprend qu’elle l’aimait plus qu’il ne l’aimait. Elle veut devenir la femme qu’elle croit qu’il souhaite avoir à ses côtés. Elle ...

Parce que... la vie : Parce que... du léger ça fait du bien de temps en temps!

Image
 Dès les premières pages, j’ai senti que ce roman allait être une lecture cosy et où on peut se retrouver. La course effrénée avec le travail, les enfants, les parents vieillissants… toutes les quadras et plus vont hocher la tête à chaque situation. Les chapitres, titrés façon « Parce que… » suivi d’une expression, donnent un rythme léger et amusant.    Côté style, c’est un peu de la chick lit: l’héroïne est gaffeuse, speedée, et se ramasse dans des situations parfois rocambolesques. Mais t’sais, je sais pas trop si on considère ça comme ça. Anyway! Au-delà de ça, y’a des messages féministes subtils, sur la façon dont on considère les femmes qui dérangent et sortent du lot, mais aussi des petites piques aux masculinistes.    Le passage du lancement avec la description des gens présents? Priceless. Et pour les fans de Grey’s Anatomy… on a droit à un clin d’œil qui fait sourire. Je ne l’ai pas lu en cherchant un message, en cherchant les failles, en essayant de l’...

Le retour de Lessard et Taillon pour les 15 ans d'écriture de Martin Michaud

Image
Delta Zéro  célèbre les 15 ans d’écriture de Martin Michaud et le retour très attendu du duo emblématique Lessard et Jacinthe, offrant aux lecteurs fidèles le plaisir réconfortant de retrouver des personnages familiers. Leur dynamique est au cœur d’une intrigue policière, où l’enquête occupe une place prépondérante et captive l’attention par sa complexité et son rythme soutenu. Le roman se distingue par une construction narrative efficace qui maintient la tension tout au long de l’histoire. Michaud maîtrise parfaitement l’art du suspense, distillant des indices de manière subtile et menant le lecteur à travers des rebondissements inattendus. J’ai y quand même trouvé quelques trucs qui m’ont soulevé le sourcil, des thèmes tout juste mentionnés, mais bon, c’est de la fiction!     De plus, la relation entre Lessard et Jacinthe enrichit l’intrigue en apportant un équilibre entre tension dramatique et complicité rassurante. Leur complémentarité renforce l’efficacité de l’enquê...

Kabasa

Image
«  J'ai cherché les étoiles dont  j'avais enseigné le nom  à ma fille, mais à cette latitude, même le ciel est différent.  Dans l'air brûlant de la forêt  gonflée de sève, je n'ai trouvé  que les ténèbres. En décembre 2004, un tsunami frappe le Sri Lanka, un pays déjà déchiré par une guerre civile qui dure depuis vingt ans. Le journaliste abénakis Jean-Nicholas Legendre est dépêché sur les lieux alors qu’il a du mal à se sortir de son propre tsunami intérieur, celui causé par la perte de sa femme et de sa fille. Chargé de couvrir les conséquences de la catastrophe, il se rend dans le Nord, contrôlé par les Tigres tamouls, qui s’opposent au gouvernement central. Sa rencontre avec l’un des chefs des rebelles qui ont choisi de prendre les armes pour se libérer du joug de la majorité cinghalaise le mènera à reconsidérer la situation des Premiers Peuples au Québec et l’attitude des pouvoirs à leur endroit. Confronté à la détresse d’un pays en crise, Jean-Nichola...

Corps étranger

Image
« Comment s'ancrer dans une société lorsque nos attaches sont rompues ? Un homme porte en lui l'opacité de ses origines et l'impossibilité de laisser une descendance. Physiothérapeute rigoureux, il soigne ses patients à domicile, sans parvenir à se réparer lui-même. Mais il avance et sillonne un Montréal en chantier, accompagné de son chien Henri et de l'urne de son amoureux. Sa fascination pour les fragilités du corps et son désir d'appartenance l'empêcheront-ils de perdre pied ? Un roman empreint de sensibilité, à la croisée de la fiction, du documentaire et de l'intime.» Dans  Corps étranger  de Denis Fortier, on suit le parcours d’un physiothérapeute qui offre des soins à domicile. Adopté, le narrateur, dont on ne saura jamais le nom, est rongé par l’insécurité et la culpabilité, un mal-être palpable qui se transmet au lecteur. L’écriture se distingue par sa simplicité et sa sensibilité. L’auteur excelle à communiquer les sentiments de son personnage et ...

Marie comme toi

Image
Marie est agente administrative de soir, dans un hôpital en face duquel elle habite seule avec son chat, au 17 e  étage. On la trouve à début de la COVID, ce qui veut dire que l’épuisement et une certaine forme d’isolement sont présents.    Marie fréquente un voisin, Sylvain, qui vit au 3 e  étage. Il l’ignore souvent, ne répond pas à ses messages durant des jours et la contacte quand c’est opportun pour lui.    Le récit, présenté en vers, se lit en un souffle. Il traite de dépendance, de santé mentale, de solitude, mais aussi des routines qui font que la vie est un train-train quotidien, sans grand flafla, mais tout de même berçante de constance.    C’est doux, mélancolique, jamais amer. Marie, c’est notre amie qui tente jour après jour de vivre son existence à travers les aléas de la vie. Marie c’est nous.   As-tu lu Marie comme toi ?

Du ventre des montages

Image
Après un solide coup du sort, Aina entreprend une longue et périlleuse quête. Les histoires glauques que sa mummo lui a racontées l’accompagnent tout au long du périple dans les forêts d’une férocité particulière. Kavela, où se situe le récit, est un lieu plutôt âpre au centre d’une nature impitoyable.    On retrouve dans  Du ventre des montagnes  les thèmes qui sont chers à l’autrice : l’obsession, le corps, le fait de s’alimenter. Il y est aussi question de transmission entre les aînées et les plus jeunes.    Puis, bien sûr, on peut compter sur Fanie Demeule pour créer une place à la chevelure rousse dans ses histoires.    Un roman  dark fantasy , comme un conte sombre aux détails parfois gore. Je me suis étonnée à embarquer dès le début et avec grand intérêt, même si ce n’est pas dans ma zone de confort. Et pour tout dire, j’ai vraiment beaucoup aimé ça !   L’écriture poétique et sensitive de Demeule nous fait plonger en apn...

Cap à rien

Image
En 2018, à l’époque de Trump, J. P. et Laurence font un roadtrip à bord de Rossinante, un personnage presque aussi important qu’eux. Au fil du trajet, J. P. Chabot nous présente les endroits où ils vont. Fidèle à sa conviction que la littérature se veut sociale et politique, Chabot profite de son périple pour nous renseigner de moments de l’histoire de la Louisiane s’enchevêtre dans le récit de leur avanture. On est plongé dans cette histoire tortueuse quant à l’esclavage, le  Civil Rights Act , 40 Acres and a mule, Jim Crow, etc., à la culture cadienne. Le duo à l’état relationnel quand même un poil ambigu, finit par se poser à Lafayette, où il s’immerge dans celle-ci et on adore participer au Mardi Gras avec eux ! La consommation d’alcool quotidienne, ou presque, du personnage est encore bien présente. On se doute bien que le J. P. du roman s’auto-médicamente pour passer à travers de la vie. Ça arrive souvent dans le cas de gens hypersensibles et particulièrement doués, ce q...

Cochons rôtis

Image
Vic Verdier (nom de plume de Simon-Pierre Pouliot, l’auteur) met en scène dans ce roman son homonyme, agent du SPVM.    Quelques jours après avoir réussi l’examen pour devenir sergent-détective, Mélanie, le corps de l’amoureuse de Vic Verdier est retrouvé calciné dans son véhicule de police. Le patrouilleur, accompagné de sa partenaire Jessie, alias Barbie, entame une enquête afin de trouver le meurtrier.   Cochons rôtis  est un polar où les détails sont très crédibles. Tant en ce qui a trait au langage des policiers et à leurs interactions. Les dialogues sont solides, réalistes et engageants. La narration est fluide, le rythme haletant est soutenu par des revirements de situations parfois surprenants. Les personnages sont bien développés (j’ai adoré le côté frondeur, sarcastique et  edgy  de Jessie), l’intrigue bien ficelée et le ton engageant.   Verdier (l’auteur) nous propose une mise en abîme, c’est-à-dire ici qu’il y a un roman dans un roman....

Roux clair naturel

Image
J’ai rencontré l’autrice que par hasard dans une librairie pour une séance de dédicace pour  Déterrer les os , en 2016. Bien que les deux soient dans ma PÀL depuis leurs sorties, je ne les avais pas encore lus. C’était donc mon initiation à ses univers. Et comme je ne relis pas ou rarement la 4 e  de couverture d’un livre après qu’il ait passé la porte de la maison, je ne savais pas à quoi m’attendre. J’ai été surprise!   Roux clair naturel  est une autofiction dans laquelle Fanie Demeule traite de la vérité et du mensonge. De ce qu’on est prêt à faire pour garder certains secrets et les répercussions de nos actes.   L’amoureux de la narratrice a un faible pour les rouquines et croit que sa blonde est naturellement rousse, mais en fait, elle ne l’est pas. Elle se teint les cheveux en cachette. Cela sous-entend un entretien de fou, parce qu’elle doit camoufler chaque petite repousse.  Plus le temps passe, plus elle s’enlise dans son mensonge qui devient diff...

Conduire à sa perte, de Jean-Nicolas Paul

Image
J ’ai eu de la difficulté à rédiger mon avis sans divulgâcher. Quelle tâche ardue ! Cependant, il faut que j’en dise certaines choses. J’aimerais commencer par mentionner que je ne suis tout de même pas totalement à l’aise avec le micro roman où il est question de violence conjugale.     Dès les premières pages de lecture, j’ai eu la frousse. J’ai eu peur que l’auteur nous expose une histoire de la violence conjugale où l’homme justifie ses actes. Le narrateur relate très, très, très peu de bons aspects de sa blonde, il la présente un peu comme une folle furieuse. Il s’agit bien sûr de sa perception. Il se campe dans une posture victimaire face à sa vie et c’est difficile à lire.    Cependant, quand on va jusqu’à la fin, ça apaise légèrement l’effet. La version de la conjointe permet de saisir qu’elle a la perception que c’est Alexandre qui est « fautif ». Ce qui fait voir au lecteur qu’il y a une question de perception. Que tout n’est pas tout noir ou tout...

Les détournements

Image
J’avais adoré  In between , le premier roman de l’autrice, paru en 2016. Elle en a publié d’autres depuis, mais je ne les avais pas lus. Je me reprends ici avec son « petit » dernier. Gros dernier, devrais-je dire, parce qu’il y a de la matière là-dedans.  Dans  Les détournements , œuvre autofictionnelle, Marie Demers met carrément ses tripes sur la table. Elle scrute ses relations familiales, amoureuses, professionnelles et tente d’y défaire les nœuds, de lier ce qui pourrait améliorer le flot, pour que ça coule enfin dans sa vie. Elle y expose les éléments toxiques et les tendances autodestructrices au grand jour.    « Je choisissais peut-être la dépression pour la simple et bonne raison que je ne voulais ni vivre ni mourir. » 

 C’est brutal, c’est cru, c’est férocement honnête. Quelle introspection et quelle justesse de l’analyse ! Quelle lucidité quant à ses mécanismes ! Je n’ai pas eu le sentiment qu’elle écrivait ce livre pour se compr...

Fille de fer

Image
Marie conduit des trains miniers sur la Côte-Nord. Elle n’a pas la vie facile, car seule femme, elle subit les commentaires et comportements hostiles de la majorité de ses collègues qui souhaitent qu’elle démissionne. Mais Marie n’a aucune intention de se laisser intimider.   Une nuit d’hiver, en pleine tempête, le train tombe en panne. Alors qu’elle essaie de vérifier son état, elle se blesse, perd conscience et est secourue par un homme qui l’amène au creux des bois pour la soigner, sans toutefois aviser la compagnie de chemin de fer qui l’embauche.    Sans qu’il s’agisse d’un suspense intense, bien que la tension montre clairement dans la dernière moitié du bouquin, Isabelle Grégoire pique la curiosité de son lecteur en laissant planer une ambiance un brin nébuleuse. Qu’est-ce qui a causé l’accident de train ? Quelle est l’histoire de cet ermite cultivé qui a recueilli Marie chez lui ? Jusqu’où les collègues de la jeune femme iront-ils pour s’en débarrasser ? ...

Dédé

Image
Je me souviens exactement d’où j’étais et de ce que je faisais quand j’ai appris la mort d’André Fortin. N’ayant pas écouté le dernier disque du groupe à l’époque, j’avais été fort surprise.  Christian Quesnel s’est entretenu avec des proches de Dédé afin de concocter une BD où l’on entre en intimité avec le chanteur. L’album raconte dans les grandes lignes l’histoire du Fortin, présenté de son point de vue. L’auteur a pris pour base des notes et écrits de Dédé ainsi que des témoignages de famille et amis. On y rencontre un homme passionné, perfectionniste, exigeant envers lui-même qui avait du mal avec la célébrité. C’était un gars de groupe, de communauté. Il voulait vivre l’amour, mais ne savait pas comment le gérer, comment être heureux. Les illustrations sont magnifiques ! Les superpositions avec les textes manuscrits donnent une facture visuelle qui appuie le propos. Au départ, les couleurs sont chaudes et vives, puis elles s’assombrissent au fur et à mesure. Le tout en suppo...

Raté

Image
  Raté c’est l’histoire d’un gars, Christian, qui dérape complètement, s’abîme dans le désespoir, tente de se suicider en se jetant devant le métro, manque son coup et se retrouve tétraplégique. Prisonnier de son corps, il doit réapprivoiser sa vie, avec un ado qui lui en veut et une ancienne blonde qui se trouve soudain dans un rôle de proche aidante.   Au départ en crise et donc plutôt désagréable, limite pédant, Christian devient plus sympathique, alors que son état l’amène sur le chemin de l’humilité. Il passe à travers un rude processus d’adaptation qui lui fait revoir ce qui est réellement important pour lui. Maryline, pour sa part, essaie d’être forte et là pour son ex qu’elle accueille à la maison. Elle semble parfois trop parfaite et on aurait envie de sentir davantage la difficulté qu’on sait qu’elle vit à se faire à son nouveau rôle.    Bien que les thématiques de la dépression, du suicide, du handicap, des exigences de la proche aidance, de l’itinérance ...

Dans la lumière de notre ignorance

Image
Marianne Marquis-Gravel signe ici un récit sur son « coup de foudre » pour son amoureux, qui peu de temps après le début de leur relation a reçu un diagnostic de cancer du cerveau. Au départ, je ne savais pas qu’il s’agissait de la conjointe de Simon Roy. Je l’ai réalisé après plusieurs chapitres.    J’ai mis ma lecture en pause après 90 pages, que j’ai lues d’un coup, parce que c’était très troublant et qu’avec tout ce que j’avais lu auparavant, j’avais besoin d’une lecture plus légère. Quand j’ai repris le livre, je l’ai terminée d’une traite. C’était émouvant, mais ça ne m’a pas propulsé dans un état de profonde tristesse. Je le répète souvent, il y a un moment pour chaque lecture et si l’on veut prendre soin de sa santé mentale, il faut porter attention à ce qu’on lit, regarde, écoute et fait. Voilà pour la minute « auto-bienveillance ».    Cela dit, c’est un récit sur la célébration de la vie alors qu’un membre d’un couple reçoit un diag...

Quelques solitudes

Image
Après une rupture avec son amoureux, Lili déménage dans une maison de l’Île-Verte qu’elle partagera avec le propriétaire, Simon-Pierre, qui est particulier et énigmatique. Après 10 ans de vie de couple, elle a besoin de solitude, de réapprendre à se connaître. Ce n’est donc pas grave si Simon-Pierre n’est pas très sociable. Ça lui permettra aussi de se plonger dans son projet d’écriture.   Ce roman remporte une grande popularité chez les vingtenaires et trentenaires. Je peux comprendre pourquoi. Pour moi, par contre, bien que ce fut une lecture légère et dans l’ensemble agréable, j’ai quelques réserves. J’avoue que j’ai trouvé le tout un peu trop lisse. Y sont dépeints des couples et des personnages trop « parfaits ». Mis à part la raison principale qui a fait en sorte que chacun d’eux s’est retrouvé à partager cette maison de Laval, les deux jeunes adultes sont trop « parfaits ». Les colocs sont des exemples d’empathie, de communication respectueuse et de ...

Ces eaux qui me grugent : un beau troisième roman pour Dany Leclair

Image
  La Baie, Sagueney 2013.   D’où est-ce que je viens ? Où vais-je ? Comment ? Cela vaut-il la peine de continuer ? Ce sont ces questions qui turlupinent Christian à un moment très particulier de sa vie. Alors que des pluies torrentielles menacent d’emporter sa maison comme elle l’a fait avec celle de ses voisins, et que sa conjointe et ses enfants ont déjà quitté les lieux, Christian passe une dernière nuit, seul, pour relire son manuscrit une ultime fois. Il se donne jusqu’au matin pour ce faire, mais aussi pour prendre une lourde décision. Il vient d’apprendre qu’il a un cancer et ne sait quel est son pronostic. Pour lui, c’est un double choc. De prime abord, l’annonce de la présence d’un cancer est traumatisante. Ajoutez à cela que son père est décédé à 43 ans et que de neuf générations d’hommes dans la ligne de son père, aucun n’a vécu pour voir ses 50 ans. Y a-t-il une malédiction sur les hommes de sa famille ? Est-il condamné à périr dans la quarantaine, l...

À la maison : quand on ne se sent pas chez soi, même dans son corps.

Image
Jessica et Phil suivent la tendance « pandémiesque » et se cherchent une maison à l’extérieur de Montréal. Ils en trouvent une qui, bien que d’un blanc immaculé de bas en haut et de l’extérieur à l’intérieur ce qui lui donne un air étrange, est compatible avec leur budget en cette période de surenchère insensée. Son terrain est vaste, jouxté à un boisé, le tout est presque parfait. De la peinture et des rénovations pourront venir à bout de son apparence qui rend Jess inconfortable.     Enceinte, la grossesse est difficile. Elle dort peu, a mal partout, est toujours prise de nausée et vomissement, qui font en sorte que Jessica commence son congé de maternité plus tôt qu’elle l’aurait souhaité. Elle est donc à la maison 24/7 et remarque des bruits et phénomènes inquiétants qui augmentent au fil du temps. Angoissée et inconfortable dans sa demeure, elle voit croître ses problèmes d’insomnie.    À travers l’histoire de maison hantée, Myriam Vincent pose de...

Pour que demain s'empare de nous, de Julie Bosman

Image
Je l’ai mentionné sur Instagram quand j’ai acheté le livre, les épigraphes, ces citations au début du bouquin, m’ont interpellé. C’était des extraits de chansons des Béruriers Noirs, de Radiohead et de Rage Against the Machine. J’étais très curieuse de voir ce que Julie Bosman nous réservait. J’ai été plongée dans ce qui est ni plus ni moins qu’un concentré de mon entrée dans l’âge adulte !    La destruction du mur de Berlin. La libération de Nelson Mandela et la fin de l’Apartheid. La lutte de Chantal Daigle pour le droit de se faire avorter de son ex-conjoint violent qui s’opposait à sa décision. La guerre du Golfe, les Foufs, le Passeport, la musique qu’on appelait dans le temps « alternative » ou « underground ». Tout cela était la toile de fond de notre transition vers l’âge adulte. Une toile de fond qui, dans le roman comme dans la vie, n’est pas sans influencer les individus.    Julie, Mélanie, Laurent sont des vingtenaires qui essaient de ...