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Maple : un polar « trashicomique » de David Goudreault

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Si tu as trippé sur la Bête et que ta mémoire est bonne, tu te souviendras que dans Abattre la bête , une travailleuse du sexe avait attaqué un policier et cela avait permis à la Bête de se sauver. C’était Maple. Six ans plus tard, alors qu’elle sort de prison, des travailleuses du sexe et des clients sont assassinés. Outrée qu’on s’en prenne à des filles du milieu, elle se met à enquêter pour trouver le tueur en série.   Les écrits de David Goudreault sont toujours à prendre plusieurs niveaux. Bien sûr, il y a le premier, divertissant, drôle, trash. Mais il y a aussi la critique sociale, notamment ici du système de justice qui fait trop souvent défaut aux victimes. David Goudreault amène le lecteur à se questionner sur le concept de justice, sur la façon dont celle-ci doit ou peut être rendue. Si le système de justice est défectueux, devrait-on pouvoir se faire justice soi-même   ? Quelles en seraient alors les conséquences   ? À travers ces histoires éclatées, passionnantes et ...

Abattre la bête : le summum pour la fin

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C’est avec un plaisir doux amer de retrouver la Bête, car on sait que c’est la dernière fois. Incarcérée à l’Institut Philippe Pinel, la Bête fomente des « plans de nèg », comme je suis sûre qu’il les décrirait lui-même, pour retrouver sa mère. Eh oui, cette obsession n’est pas près de lui passer! La Bête, toujours en quête d’amour et de reconnaissance, tombe amoureuse ou « en amitié » à rien. Elle démontre une naïveté désarmante, preuve de son développement affectif cristallisé dans la prime enfance. C’est pour cela que l’on s’y est attaché et qu’elle nous manquera. C’est aussi pour cela qu’elle se mettra dans des situations toujours plus abracadabrantes. Que dire de plus sinon que la Bête est encore plus déchaînée que jamais? Elle et l’auteur, David Goudreault, sont au summum de leur forme dans ce dernier opus. Non, mais quel esprit inventif, vif, fabuleux! La plume alerte et vitriolique de Goudreault rythme le récit de telle manière qu’il semble qu’on entend l’hom...