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Les vagues scélérates

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 Les vagues scélérates, d’Hélène Rompré, est le genre de roman qui se lit extrêmement vite. Pas parce qu’il est superficiel, mais parce qu’il est construit en fragments : courts flashs, souvenirs, anecdotes, réflexions qui s’enchaînent presque comme une spirale mentale après une rupture. Une rupture que la narratrice n’a absolument pas vue venir, alors que son chum et elle avaient entrepris des travaux dans sa maison pour qu’il y emménage avec elle. Le titre prend ainsi tout son sens : la vague scélérate, c’est cette catastrophe soudaine qui arrive sans avertissement et qui renverse tout. Le roman est profondément autofictionnel. On sent le besoin de saisir ce qui s’est passé, de revisiter la relation pour tenter d’y trouver les signes qu’elle n’a pas vus. Ce qui m’a surtout intéressée, c’est la dynamique amoureuse du couple. Dès le départ, on comprend qu’elle l’aimait plus qu’il ne l’aimait. Elle veut devenir la femme qu’elle croit qu’il souhaite avoir à ses côtés. Elle ...

Les détournements

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J’avais adoré  In between , le premier roman de l’autrice, paru en 2016. Elle en a publié d’autres depuis, mais je ne les avais pas lus. Je me reprends ici avec son « petit » dernier. Gros dernier, devrais-je dire, parce qu’il y a de la matière là-dedans.  Dans  Les détournements , œuvre autofictionnelle, Marie Demers met carrément ses tripes sur la table. Elle scrute ses relations familiales, amoureuses, professionnelles et tente d’y défaire les nœuds, de lier ce qui pourrait améliorer le flot, pour que ça coule enfin dans sa vie. Elle y expose les éléments toxiques et les tendances autodestructrices au grand jour.    « Je choisissais peut-être la dépression pour la simple et bonne raison que je ne voulais ni vivre ni mourir. » 

 C’est brutal, c’est cru, c’est férocement honnête. Quelle introspection et quelle justesse de l’analyse ! Quelle lucidité quant à ses mécanismes ! Je n’ai pas eu le sentiment qu’elle écrivait ce livre pour se compr...

S'emmurer pour survivre

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Chronique de Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique L’histoire s’ouvre sur la scène des cinq enfants d’âge adulte avec leur père au chevet de leur mère agonisante. Autour de son grabat, ils rivalisent pour une marque d’attention de la mère leur démontrant qu’elle les aura aimés un peu quand même. Ce comportement démontre l’ampleur de la carence affective qu’ils portent. La négligence parentale ne crée pas toujours une solidarité entre les enfants. Parfois il en naît une féroce compétition pour un signe, même équivoque, qu’ils sont aimés. Bonsoir la muette , c’est l’histoire de l’enfance négligée et abusée. Pas tant sur l’inceste et la négligence comme faits, comme actes, mais plutôt sur leurs conséquences. Bien sûr, elle relève les traits parentaux qui sous-tendent la maltraitance. Très tôt, France est délaissée par sa mère et frappée et agressée sexuellement par son père. Pour survivre, elle sombre dans une forme de dissociation. Entre l’âge de 4 ans et 5 ans, France n’a pas pron...

Dans la boîte aux lettres cette semaine!

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A-ha! La semaine dernière nous n'avons reçu aucun livre à vous présenter, mais cette semaine, on se reprend... un peu. Il faut dire qu'à ce temps de l'année, l'édition québécoise ne publie presque plus, mais les éditeurs européens, nous envoient toujours les titres de la saison d'été. Cette fois-ci, deux nouveaux chambreurs sont arrivés chez nous! En finir avec Eddy Bellegueule , Édouard Louis, Seuil Québec Land - Un couple, un chat, un aller simple pour Montréal... Petit guide d'une installation réussie au Canada , Pauline Bardin, Édouard Bourré-Guilbert et Aude Massot, Sarbacane Bon week-end à tous!