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Affichage des messages portant l'étiquette récit

Marie comme toi

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Marie est agente administrative de soir, dans un hôpital en face duquel elle habite seule avec son chat, au 17 e  étage. On la trouve à début de la COVID, ce qui veut dire que l’épuisement et une certaine forme d’isolement sont présents.    Marie fréquente un voisin, Sylvain, qui vit au 3 e  étage. Il l’ignore souvent, ne répond pas à ses messages durant des jours et la contacte quand c’est opportun pour lui.    Le récit, présenté en vers, se lit en un souffle. Il traite de dépendance, de santé mentale, de solitude, mais aussi des routines qui font que la vie est un train-train quotidien, sans grand flafla, mais tout de même berçante de constance.    C’est doux, mélancolique, jamais amer. Marie, c’est notre amie qui tente jour après jour de vivre son existence à travers les aléas de la vie. Marie c’est nous.   As-tu lu Marie comme toi ?

Noir d'os

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On connaît Gloria Jean Watkins sous le nom de bell hooks (avec des minuscules, pour faire passer la cause avant l’individu). L’écrivaine et militante américaine, figure importante du féminisme afro-américain, est décédée en 2021. Ces dernières années on a eu la chance que ses textes soient réédités, car ils sont furieusement d’actualité. Toujours. Noir d’os — Mémoires de filles est son premier ouvrage autobiographique.    bell hooks a grandi durant les années 50 et 60 dans Kentucky dans le Sud des États-Unis, à l’époque de la ségrégation. À travers une collection de perceptions et de ressentis rendus comme des petites vignettes de trois pages. hooks traite de racisme, de colorisme, de sexisme, de violence, d’isolement, de sexualité, d’identité et de liberté. On y trouve les signes précurseurs du futur militantisme de l’autrice.   La narration est en grande partie à la troisième personne, même quand elle parle d’elle. Au départ, donne l’impression que c’est imper...

Impunité de Hélène Devynck : un brillant et révoltant écrit

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                                                    Impunité  est le récit d’Hélène Devynck, paru à l’automne 2022. C’est un livre coup de poing, dans lequel elle détaille à l’aide d’exemples concrets les conditions qui créent l’impunité des agresseurs connus et en position de pouvoir. Dans ce cas-ci, elle parle de son expérience qu'elle et plusieurs femmes auraient vécues avec un ancien présentateur de nouvelles et écrivain vedette français. Le 18 décembre 2023, il a été mis en examen pour viol sur l’autrice Florence Porcel, commis en 2009. Bien que plusieurs femmes (23) l’aient dénoncé pour agression sexuelle ou viol, les faits sont prescrits dans la quasi-totalité des cas.    Selon Devynck, l'homme, un peu comme Depardieu, aurait joui de la protection et la couverture du milieu. De nombreux membres de son savaient. Un « homme ...

Dans la lumière de notre ignorance

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Marianne Marquis-Gravel signe ici un récit sur son « coup de foudre » pour son amoureux, qui peu de temps après le début de leur relation a reçu un diagnostic de cancer du cerveau. Au départ, je ne savais pas qu’il s’agissait de la conjointe de Simon Roy. Je l’ai réalisé après plusieurs chapitres.    J’ai mis ma lecture en pause après 90 pages, que j’ai lues d’un coup, parce que c’était très troublant et qu’avec tout ce que j’avais lu auparavant, j’avais besoin d’une lecture plus légère. Quand j’ai repris le livre, je l’ai terminée d’une traite. C’était émouvant, mais ça ne m’a pas propulsé dans un état de profonde tristesse. Je le répète souvent, il y a un moment pour chaque lecture et si l’on veut prendre soin de sa santé mentale, il faut porter attention à ce qu’on lit, regarde, écoute et fait. Voilà pour la minute « auto-bienveillance ».    Cela dit, c’est un récit sur la célébration de la vie alors qu’un membre d’un couple reçoit un diag...

Plonge avec moi

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  Je ne lis pas souvent de récit, je l’ai déjà mentionné. Pourquoi ai-je fait la lecture de celui-ci   ? D’une part, parce que l’auteure, que j’ai déjà lue et appréciée, me l’a proposée et d’autre part, parce que je suis sensible à la situation des gens en situation de handicap et à mobilité réduite.  D’une écriture fluide et sensible, comme si Soleine nous parlait, Claire Cooke nous raconte la vie de cette dernière à partir du jour où sa vie a changé. C’est le 16 août 1998 que Soleine a décidé de suivre l’invitation de son amie de plonger dans la piscine. C’est alors que quelque chose a craqué.  Avec courage (elle n’aime pas trop qu’on utilise ce mot, je la comprends un peu. Deux choix s’offrent à elle : se battre ou abandonner. Le dernier signifierait sombrer dans une souffrance infinie. Quand on est dans la situation, c’est très peu envisageable. Il n’en demeure pas moins qu’elle passe à travers de très nombreuses épreuves relatives à sa nouvelle condition....

L'inéluctable fin

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Olivia de Lamberterie, critique littéraire reconnue en France, nous présente un récit très personnel et touchant sur le suicide de son frère. Alexandre de Lamberterie a quitté la France à la conquête de l’industrie des jeux vidéo de Montréal. Employé et œuvrant au sein de l’entreprise d’Ubisoft (il a travaillé notamment sur le jeu Assassin’s Creed), il espérait avoir semé le nuage noir qui lui collait à la peau depuis sa jeunesse, la mélancolie. Malheureusement, la mélancolie ne l’a pas lâché de ce côté-ci de l’Atlantique non plus. Il apprendra de nombreuses années plus tard, quelques semaines avant son suicide, qu’il souffrait de dysthymie, ce qui signifie : dépression chronique. Olivia de Lamberterie nous offre des moments des derniers mois vécus par son frère, des souvenirs d’enfance ainsi que les mois suivants sa mort. Ces différentes périodes s’imbriquent pour dresser le portrait de sa souffrance, des conséquences du suicide sur l’entourage et la famille, mais...

C'est bon d'être moi

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Dans cette biographie qu’elle appelle « alimentaire », l’auteure se met à nu par l’entremise du partage de ses expériences, et vise à susciter l’acceptation de soi et la recherche d’éléments susceptibles de nourrir le corps, le cœur et l’esprit. Malheureusement, je suis loin du lectorat cible, je ne suis pas foodie, je n’éprouve pas de plaisir à préparer la bouffe et ni particulièrement à la manger. Je me prive d’un plaisir, me dites-vous? C’est probable, mais heureusement, j’ai d’autres passions et plein de qualités. Donc toute la partie de la biographie alimentaire à proprement parler, n’a pas trouvé de résonance chez moi, hormis pour le jambon blanc, le seul vrai bon jambon.  ;-) Bon, elle ne parle pas que d'aliments, c'est sûr. Elle partage aussi des moments clés de sa vie, ainsi que les valeurs qui la guident. Guylaine Guay s’adresse au lecteur, lui pose des questions tout au long du livre. Ça permet d’impliquer celui-ci. Mais voilà, ce n’est pas un style que j...

De la cruauté de l'homophobie

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Le roman autobiographique d’Édouard Louis, sorti en France en janvier dernier, a beaucoup fait jaser. Et avec raison. Le récit de son enfance dans un petit village ouvrier de Picardie est bouleversant. Eddy Bellegueule grandit dans un milieu ouvrier, fortement défavorisé, non seulement financièrement, mais disons-le, intellectuellement et psychologiquement. À cause de ses manières, efféminées, de sa voix fluette, de son peu d’intérêt pour les sports, Eddy Bellegueule subit des violences de la part de presque toutes les personnes qu’il côtoie. Ces attaques ne sont pas seulement physiques, mais il est la cible des pires des violences, soit verbales et psychologiques. Chacune de ses journées est saturée d’incidents d’intimidation. Il se fait insulter, cracher dessus, rosser. Son quotidien est un enfer. L’homophobie dont il est victime, avant même d’être lui-même assuré de son homosexualité, génère le rejet et l’isolement. Après avoir vainement tenté deux fois d’entretenir des relations am...

Gagnante du volet francophone du Prix du récit Radio-Canada

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Crédit photo: Robert Dubé Le jury du Prix du récit Radio-Canada a désigné Tes lunettes sans ton regard, de Joanne Morency , texte gagnant du Prix du récit Radio-Canada 2014. Le récit raconte le quotidien des jours, des semaines et mois qui ont suivi la mort de sa mère. Vous pouvez lire le texte sur le site ICI.Radio-Canada.ca /litterature . Originaire de Sherbrooke, c’est en Gaspésie que Joanne Morency a choisi de vivre. Elle y réside vingt-cinq ans. Après avoir pratiqué à titre de psychologue pendant plusieurs années, elle s’est orientée, au début des années 2000, vers la rédaction et les communications. Son intention étant de consacrer sa vie à l’écriture littéraire. Auteure de cinq livres, dont Miettes de moi (Triptyque, 2009) pour lequel elle a reçu le Prix du Premier recueil  2010 attribué par la Fondation L.A. Finances pour la poésie, à Paris, pour Miettes de moi , parue en 2009 chez Triptyque (Montréal) ainsi que le Prix Jovette-Bernier  2009 au Salon du li...