Messages

Affichage des messages portant l'étiquette Meurtre

Ce qui vient après de JoAnne Tompkins

Image
  La communauté de Port Furlong, tout près du Puget Sound, dans l’État de Washington, est secouée. Jonah et Daniel, deux adolescents de 16 ans, sont décédés. Le plus douloureux c’est que Jonah a tué son meilleur ami avant de se suicider. Les deux garçons étaient voisins et sont rapidement devenus de inséparables, leurs types de personnalités différents étant complémentaires. Jonah était introverti. Daniel, populaire, extraverti.   Evangeline, 16 ans, est enceinte et désertée par sa mère. Isaac la retrouvera sur son terrain en train de dormir. Isaac, récemment séparé de la mère de son fils, se sent terriblement abandonné dans cette épreuve. Il décidera donc de l’héberger pour la nuit. L’homme, très religieux, accepte qu’elle reste plus longtemps lorsqu’il réalise qu’elle n’a nulle part où aller. Les deux tenteront de s’adapter à la vie ensemble, chacun se débattant avec ses propres difficultés. Evangeline, trop souvent brûlée, peine à s’ouvrir et à avoir confiance en ...

Se sortir d'une enfance malheureuse, est-ce possible?

Image
Je le dis tout de go, cette rencontre avec le roman de Rebecca Lighieri a été le lieu d’un réel coup de cœur   ! Et je vous prédis qu’il figurera sur les listes des prix littéraires. J’en suis certaine   ! J’ai carrément été happée par cette histoire   ! Et que dire de cette fin   ! Mais, allez, je vais vous en dire plus.  En C4 peu de mots :  «  L’espérance de vie de l’amour, c’est huit ans. Pour la haine, comptez plutôt vingt. La seule chose qui dure toujours, c’est l’enfance, quand elle s’est mal passée.  »  Difficile d’avoir une idée de ce qui nous attend. Tout de même, je ne sais pas pourquoi, mais j’étais déjà accrochée. Dès les premières lignes, on sait que le père de Karel, le narrateur, est mort. Le jeune homme s’interroge sur l’identité de la personne qui a tué son père. En fait, il trouve plus juste la question suivante : « qui n’a pas tué mon père   ? » Ce n’est pas lui. Dès lors, on est entraîné dans l’histoire de Karel, de ...

Un premier roman bouleversant pour Inès Bayard

Image
  Le roman commence fort. Marie a décidé de tuer son mari et son fils avant de s’enlever la vie. Certains appellent ça un drame familial, mais j’appelle un chat un chat et ici, il s’agit de deux meurtres suivis d’un suicide. Tout comme c’est le cas quand un homme se suicide après avoir tué sa famille. J’ai toujours détesté l’expression « drame familial » pour décrire ce genre de situation. C’est banaliser la violence. Enrober de sucre une réalité amère. Bref, ce premier chapitre nous amène donc à la fin de l’histoire, qu’on reprend depuis le début dès le deuxième chapitre. Que s’est-il produit pour que Marie en arrive là   ? Elle semble pourtant tout avoir. La trentaine, un mari qui l’aime et qui aune carrière enviable dans le domaine du droit, elle mène elle-même une carrière intéressante dans une agence bancaire. Ils vivent dans un bel appartement parisien, ont de bons amis, de bonnes relations avec leur famille. Et ils souhaitent maintenant devenir parents. Tout va po...

Tuer la poule

Image
Katia De Luca est une auteure populaire de comédie romantique. Après un scandale concernant un plagiat, elle court à New York retrouver son chum et tenter de faire carrière là-bas. Ses efforts sont vains et à la suite de sa rupture avec son amoureux, elle se retrouve de nouveau à Montréal, complètement fauchée, sans appart et sans boulot et. Ne voulant affronter les gens et refusant d’afficher sa déconvenue – non, mais, elle a été célèbre, que vont penser les gens! – elle se cloître dans sa chambre miteuse avec un affreux chien baveux aux yeux exorbités, que sa sœur la pratiquement forcée à adopter. Elle a toutes les intentions de se remettre à l’écriture, a même promis un manuscrit à son éditrice pour la fin de l’été, mais elle n’arrive plus à trouver l’inspiration pour écrire. Des visites à la bibliothèque et à la librairie lui confirment qu’elle a été déclassée, ce qui la met dans tous ses états. Pire, une femme qu’elle a connu s’est mise à l’écriture et remporte un franc succès qui...

Jeudi jeunesse : L'enfant mascara

Image
Le 12 février 2008, Leticia Queen, vivant auparavant sous le nom de Larry King, a été abattu à bout portant par un collègue de classe, Brandon McInerney. Simon Boulerice s’est inspiré de cette histoire vraie pour rendre hommage à cet être, ainsi que, on l’imagine également, de dénoncer les meurtres homophobes et dans ce cas-ci possiblement transphobes. Dès le départ, on est au courant de la fin tragique que connaîtra Larry aux mains de Brandon. On sait quel a été l’élément déclencheur : Larry a demandé à Brandon d’être son valentin devant tout le monde. Mais comment en arrive à tuer quelqu’un pour cette raison? Que s’est-il passé pour qu’ils en arrivent là? Voilà ce que Simon Boulerice s’est donné le mandat de recréer, de s’imaginer à partir de certains faits. Il nous propose donc une histoire qui se décline sous la forme d’une lettre ou d’un monologue de Larry/Leticia à Brandon. Intercalé dans ce long soliloque, on retrouve des poèmes écrits par le protagoniste et des témoignages ...

Venez rencontrer Jacques Expert aux Printemps Meurtriers de Knowlton ce week-end!

Image
Crédit photo : C. Guibbaud Abaca PressL S’il n’en est pas à son premier séjour au Québec, c’est la première fois qu’il participera au Festival international de littérature policière, les Printemps Meurtriers de Knowlton. L’homme de communication qui a une feuille de route impressionnante dans son domaine – il a été grand reporter à France Inter durant 15 ans, producteur et rédacteur en chef chez TF1, directeur des magazines chez M6, directeur général adjoint à Paris Première, et maintenant Directeur des programmes de RTL –, a écrit des essais, quand il a décidé de se tourner vers la fiction. Et pas n’importe quel genre de fiction. Le polar, le roman noir. Je lui ai demandé pourquoi. Parce qu’il faut savoir qu’en France, jusqu’à tout récemment la littérature de genre, ce n’est pas nécessairement un réflexe. Eh bien, Jacques Expert est lui-même un grand lecteur de polar. Ils composent environ 80 % de ses lectures. « J’ai une appétence pour le genre policier et une appétence pour...

Une suite épatante pour David Goudreault

Image
La bête est incarcérée dans une prison à sécurité maximale, dans l’aile psychiatrique, ce qu’il trouve plutôt incohérent, puisqu’il n’a pas été jugé incompétent à subir son procès, pour cause de maladie mentale. Il doit y purger une peine de 16 ans. Être l’esclave de tous, très peu pour lui. Comment fera-t-il pour s’imposer dans le milieu carcéral qu’on sait hyper hiérarchisé? Au fur et à mesure que son séjour avance, il se découvre de grandes ambitions. À défaut d’avoir eu l’amour et la reconnaissance de sa mère, il sera connu du monde. Il tuera à nouveau et passera aux nouvelles? Comment? Quand? Il ne sait pas, mais il réfléchit à une façon de réaliser ce grand projet. Ce qu’on lit, c’est le fil des événements qui se sont passés après son deuxième meurtre. On sait donc qu’il tuera à nouveau. On ne sait pas quand ni comment. Tout comme dans La bête à sa mère , c’est abrasif et c’est sombre. Mais c’est aussi rempli d’un humour parfois loufoque. Il y a de nombreux passages qui sont carr...