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Affichage des messages portant l'étiquette Premières Nations

Mamu : recueil de textes sur l'amour

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Lire  Mamu , c’est entrer dans un territoire où l’amour n’est pas toujours simple. On est loin des histoires cute pis confortables. L’amour, dans ce recueil-là, est traversé par le deuil, l’arrachement, la colère, l’héritage. Certains textes sont habités par une forme de manque. Manque d’un territoire, manque d’une langue, manque d’un lien. Mais il y a aussi de la chaleur, de la douceur et plein de nuances.    Y’a des voix qui m’ont vraiment embarquée. Joséphine Bacon, avec  Le café de la 8e île , m’a happée solide. Court, mais d’une beauté tranquille. J’en aurais pris plus, facilement. Marie-Andrée Gill, dans  Partout et nulle part , livre un amour large, presque diffus, mais profondément senti. Ça, j’ai embarqué. Pis Michel Jean… pas de surprise là. Dans  La somme de leur amour , il raconte, il incarne, il fait ressentir. Ça touche direct. Même chose pour Shayne Michael avec son texte dystopique ( Tambours de l’amour ). Le besoin de contact...

Tiohtiá:ke

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                                                                        Le dernier roman de Michel Jean nous présente Élie Mestenapeo, un Innu, qui a été banni de sa communauté alors qu’il a reçu une sentence de prison pour le meurtre de son père. À sa sortie du pénitencier, isolé et sans ressource, il quitte donc Pessamit pour  Tiohtiá:ke  (Montréal en langue mohawk). Comme il n’a pas d’argent et nulle part où habiter, il se retrouvera dans la rue. Rapidement, il ira au Square Cabot, où il rencontrera de nombreuses personnes issues des Premières Nations aussi en situation d’itinérance. Déracinés, à la dérive, en proie à un besoin de retrouver le sentiment de communauté, ils s’y regroupent. On les accompagnera dans leur cheminement pour trouver leur place, trou...

L'appel du Huard : chercher à connaître réellement son père

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Oh, lala   ! Ça fait deux mois que je n’ai pas rédigé de chronique. Entre l’inquiétude de début de pandémie, les exercices effrénés dus à la fermeture de mon centre de kinésiologie et les douleurs, ma concentration m’a grandement fait défaut. J’ai entrepris la lecture de plusieurs romans que je n’ai pas encore finis pour cette raison. Mais parmi ceux que j’ai terminés, il y a L’appel du huard de Lily Gaudreault. Pour son premier roman, elle nous présente Janie, une avocate quadragénaire qui se lance sur la piste de l’histoire de son père après avoir reçu un courriel d’une certaine Carmine, dans lequel la description ne colle pas du tout avec l’homme que Janie connaît.  Fort turlupinée par l’écart entre leurs deux perceptions du même homme, elle part vers le Nord afin de le trouver ainsi que d’élucider le mystère qu’il constitue pour elle. En chemin, elle trouvera réponse à ses questions, malgré l’opposition de son frère et l’indifférente de sa sœur.  Concernant l’amorce du ...

Charmée par le bruit du Pekuakami

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Le dernier roman de Michel Jean nous transporte littéralement dans la vie de son aïeule, Almanda Siméon. La jeune femme québécoise caucasienne devient amoureuse de Thomas, un bel Innu. Malgré les réticences de son oncle et de sa tante l’ayant adoptée, elle marie son prétendant et part avec lui pour vivre une existence nomade qui l’appelle si fort. Cette vie n’a rien de facile. Extrêmement exigeante physiquement en raison des longues heures de marche, de portage, du fait que de très nombreux aspects tributaires à la nature, elle ne s’y sent pas moins chez elle. C’est la vie qu’elle a choisi et elle l’embrasse pleinement en dépit de nombreux affrontement avec les éléments. Qu’est-ce que je me suis laissée emportée par cette histoire   ! Si dans les premières pages, je croyais entendre la voix del’auteur, très rapidement, je n’ai entendu que celle D’Almanda. On est plongé dans l’adaptation qu’elle doit faire, ne reculant devant rien pour devenir une membre à part entière de cette famill...