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Affichage des messages portant l'étiquette tueur en série

La femme du serial killer

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« Tom part tous les matins travailler à Londres. Beth tient le coffee-shop du village et s'occupe de leur petite Poppy, âgée de trois ans. Beth et Tom forment un couple idéal, qu'envient leurs voisins et amis. Jusqu'à ce soir où deux policiers viennent sonner à leur porte... Tom serait impliqué dans une affaire criminelle... Et il se murmure bien vite que Beth savait tout.. .  » __ Ma lecture de La femme du serial killer me laisse des sentiments mitigés. Globalement, l’intrigue est captivante, mais elle manque de profondeur pour vraiment marquer les esprits. L’aspect sériel des meurtres, attendu comme un point central, tarde à s’affirmer, ce qui freine un peu le rythme et dilue la tension.   Du côté de la traduction, il y a des nuances qui ne sont pas bien rendues, par exemple quand deux personnages ont a une relation sexuelle, sans rien d’autre autour, « étaient sortis ensemble », c’est pas ça du tout. Aussi, perso, l’usage répétitive du verbe « gamberger...

Là où on enterre les bêtes

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 « À   Tipton , «  la fi lle   du pendu » est loin de faire l’unanimité.   Seule détective noire de ce coin   p erdu du Kansas, Dillon Dixon   a échoué à tous les tests de tir, mais sait depuis longtemps où   et comment placer le projectile pour mettre fin à son existence.   Pas d’homme dans sa vie, sinon un pianiste déchu maintenant   chauffeur de taxi. Pas d’ami, à part un collègue descendant   d’une lignée sudiste. Pour le reste, faute de mieux, il y a le   Hound , unique bar de la ville et dernier havre de sa vie sociale. Le jour où le jeune Troy Morris Jr débarque dans le bureau de   la détective en affirmant que son chien a tué sa mère, Dixon   croit d’abord à une fabulation… mais un cadavre, dit-on, ne   ment jamais. Encore moins deux, ou même trois. Confrontée à la découverte de nouveaux corps mutilés, la  détective s’engage alors dans une inquiétante enquête où chaque jour, hantée par ses démons, el...

Au-delà du mal

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Ces derniers temps, j'ai lu plusieurs textes sur les tueurs en série. Pas l'un après l'autre, mais là on dirait que je les publie les uns après les autres. C'est un hasard. Je lis d'autre chose, je te rassure! 😋 Thomas Bishop a été interné à l’âge de 10 ans, après avoir assassiné sa mère. Après 15 ans à l’institut psychiatrique, il s’en évade. Ainsi en cavale il laisse libre cours à sa misogynie et devient un tueur en série glaçant, doté d’une redoutable intelligence.   C’est un texte saisissant, fouillé et dense où tous les angles sont explorés. D’abord, l’auteur prend bien le temps de placer les conditions de développement psychique de Bishop et la genèse du meurtrier misogyne qu’il deviendra (notamment que sa mère lui remplissait la tête d’atrocités dès un jeune âge et le battait).    L’auteur démontre comment les individus au pouvoir (politiciens et mafieux) en font de la récupération politique et manipulent l’information pour servir leurs fins. On constate...

Quand DES tueurs s'acharnent sur toi

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Étudiante en dernière année de psycho, Amber a été kidnappée par un tueur en série. Elle, qui se considère pourtant   street smart,   enrage de se réveiller sur la table du Pikachu killer. Pourquoi ce surnom ? C ‘est que l’assassin porte un masque de Pikachu et peint ses victimes comme si elles étaient des Pokémon (ouais, bon, j’ai trouvé cet élément un peu cucul, mais ça dure une seconde). Bref, alors qu’elle croit qu’elle va mourir, une inconnue s’interpose, tue le meurtrier et la libère. Amber hésite à signaler à la police qu’elle a été kidnappée. Pas seulement parce que la justicière se pousse, mais parce qu’elle fuit les forces de l’ordre comme la peste. Tout bien réfléchit, elle s’enfuit. C’est qu’elle a des trucs à cacher. Ainsi elle s’évade dans différentes villes, puis se retrouve à Vegas, dans un motel pas trop recommandable à la suite de textos de sa sauveuse qui pourtant lui avait dit d’oublier qu’elle existait. Elle croisera là-bas le chemin d’un autre tueur ...

Une exécution

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Prépare ta wish list d'été! Ce titre sort en format poche au Québec le 21 juin Oh que c’était addictif!   L’exécution d’Ansel Packer aura lieu dans 12 heures. Pendant que les grains de sable s’écoulent dans le sablier, le meurtrier passe en revue sa vie. Ses pensées sont accompagnées de celles de trois femmes ayant eu un rôle dans son existence. Sa mère, son ancienne conjointe, puis l’enquêtrice qui a travaillé si fort pour l’écrouer.    J’ai été accrochée dès la première page. Les thrillers psychologiques à portée sociale, c’est totalement ma tasse de thé. Mais je dois t’avertir que cette lecture fut troublante à plusieurs égards ! Bien sûr à cause des crimes commis, mais aussi de l’enfance du meurtrier et des réflexions soulevées.    Ce qu’Ansel a vécu tout petit est atroce. Ces situations ont-elles contribué à en faire l’être exempt d’empathie qu’il est ou quelque chose était-il déjà là, dans son code génétique ? Aurait-il été possible d’éviter qu’il les...

American Predator, de Maureen Callahan

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Après avoir vu passer les publications de @arret_litteraire et de @rage_de_lire, je me suis rappelé que je l’avais et l’ai extrait du bas d’une pile. Ça faisait deux ans jour pour jour que je l’avais acheté quand je me suis décidée à l’en sortir.   J’en dirai peu, sinon ceci : Israel Keyes est un être hautement intelligent, méticuleux, calculateur. C’est ce qui l’a rendu redoutable. J’en suis restée abasourdie ! On apprend qu’il a traversé et sévit dans plusieurs états, le tout sans se faire prendre ni laisser de traces. C’en est glaçant !   Maureen Callahan raconte l’histoire à rebours, à partir de l’arrestation de Keyes pour l’enlèvement de Samantha Koenig, au gré de ce que le tueur choisit de révéler aux agents de police et du FBI. Elle relate également le cafouillage des enquêteurs et du procureur, le laxisme du système carcéral, et la manipulation totale que Keyes effectuait sur tous. C’est stupéfiant !   Je me demande comment ça se fait que je ne connaissa...

Mon fils est Jeffrey Dahmer

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Au fil des années, j’ai beaucoup lu ou regardé les documentaires sur Jeffrey Dahmer. Cette histoire m’avait bouleversée et particulièrement intéressée à l’époque alors que j’étais à ma deuxième année d’études en sexologie. J’ai décidé de me plonger dans ce témoignage parce que, je crois, beaucoup de parents se sont posé la question : « qu’est-ce que je ferais si c’était mon fils ? »   Lionel Dahmer raconte Jeffrey, de la grossesse jusqu’à sa mort. Il tente de débusquer à chaque étape de la vie de son fils les indices qu’il commettra les gestes qu’on lui connaît (meurtres, nécrophilie, cannibalisme). On sent son sentiment de culpabilité de ne pas avoir été capable de ramener sa progéniture à une existence rangée. De ne pas avoir décelé que quelque chose de sérieux clochait. C’est que son fils était démotivé, timide, alcoolique. Rien qui aurait toutefois pu donner la puce à l’oreille des crimes qu’il a commis. Il cherche ce qui a manqué, ce qui aurait pu être fait, pourquoi...

Une lueur dans la nuit / A flicker in the dark

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English version below Alors qu’il n’y avait qu’une lueur dans la nuit, Chloé Davis est convaincue de voir son père revenir de boisé derrière chez eux, sous la pluie, une pelle à la main. Durant l’été de ses 12 ans, six adolescentes sont portées disparues. Quand elle trouve des objets appartenant à l’une d’elles, elle fait le lien. Son père sera arrêté, avouera les crimes et sera donc emprisonné, même si les corps n’ont jamais été découverts.   Vingt ans plus tard, alors que Chloé Davis est devenue psychologue et mène une vie tranquille avec son fiancé Patrick, de nouveaux enlèvements et meurtres de jeunes femmes ont lieu, de façon très similaire à ceux de son enfance. Pourtant, son père est toujours incarcéré. S’agit-il d’un imitateur ? Un désaxé désire-t-il rendre hommage au père de Chloé ?    C’est un autre roman où le rythme croît peu à peu, surtout dans les 100 dernières pages. Parfois, on est sûr qu’on a élucidé les mystères, mais une surprise nous attend. ...

Last call : un travail de recherche collossal!

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I l y a une nouvelle vague d’œuvres de fiction et de non-fiction portant sur des tueurs en série qui mettent l’accent sur les victimes plutôt que les assassins. Au lieu de glorifier les derniers, on préfère (avec raison) rendre hommage aux premières.  Last Call  s’inscrit dans cette veine.    Elon Green s’est intéressé à un cas qui est presque passé sous silence. Dans les années 1980 et 1990 a sévit le  Last call killer , un tueur en série qui s’est attaqué à la communauté gay de New York. Les corps démembrés d’hommes gais sont trouvés dans des sacs de poubelle.    D’emblée, je précise qu’il s’agit d’une enquête exhaustive (je mets l’emphase ici sur ce mot), qui m’a fait penser à mes cours de méthodologie de recherche. Chaque élément ou parole rapportée est appuyé d’une source, que l’on peut retrouver en fin de livre (il y en avait trop — 668 — pour le faire en bas de page). Personnellement, je n’ai pas senti le besoin de les consulter, mais celui...