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Bélhazar

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En 2013, « Bélhazar », un jeune homme de 18 ans, meurt lors d’un contrôle de police. La conclusion officielle parle de suicide. Pourtant, l’enquête et l’autopsie ont été contestées, des zones d’ombre persistent, certains témoins disparaissent du récit ou connaissent des trajectoires troublantes, et surtout, la mère du jeune homme refuse catégoriquement de croire à cette version des faits. Difficile, dans ces conditions, de ne pas être interpellée. Je comprends pourquoi cette histoire a pu obséder Jérôme Chantreau, l’auteur et ancien enseignant du jeune homme, pendant toutes ces années. Dans les faits, cette mort continue de soulever de nombreuses questions.  Ici, il revient sur cette histoire et tente de reconstituer le portrait de son ancien élève, tout en cherchant à comprendre ce que cette mort a laissé derrière elle. Il faut aussi préciser qu’il avait promis aux parents d’écrire un livre sur leur fils. Cette promesse donne au projet une dimension particulière, presque de devoir...

Ma sœur, serial killeuse

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  « Ayoola m’appelle et prononce ces mots que j’avais espéré ne plus entendre : Korede, je l’ai tué»   Ainsi débute le roman dans lequel on suit Ayoola et Korede, deux sœurs qui vivent avec leurs mères au Nigéria. Ayoola, jeune et d’une beauté époustoufflante, a tendance à tuer ses amants et à appeler Korede pour que celle-ci l’aide à nettoyer la scène de crime et à se débarrasser du corps. Quand Ayoola s’intéresse à un collègue de travail de sa sœur qui en pince secrètement pour lui, les choses se compliquent.    C’est bien, sans plus. Je pensais qu’il y aurait plus de meurtres. Qu’on en apprendrait davantage sur Ayoola et pourquoi elle a l’impulsion de tuer ces hommes. On ne creuse pas particulièrement cet aspect-là. La focale du roman c’est la façon dont Korede vit avec ça. Ses doutes, ses remords, pourquoi elle est si loyale à sa sœur, la préférée de leurs parents.  Puis vers la toute fin, on apprend quelque chose sur Korede que j’aurais aimé qui s...