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Affichage des messages portant l'étiquette homophobie

Jeudi jeunesse : L'enfant mascara

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Le 12 février 2008, Leticia Queen, vivant auparavant sous le nom de Larry King, a été abattu à bout portant par un collègue de classe, Brandon McInerney. Simon Boulerice s’est inspiré de cette histoire vraie pour rendre hommage à cet être, ainsi que, on l’imagine également, de dénoncer les meurtres homophobes et dans ce cas-ci possiblement transphobes. Dès le départ, on est au courant de la fin tragique que connaîtra Larry aux mains de Brandon. On sait quel a été l’élément déclencheur : Larry a demandé à Brandon d’être son valentin devant tout le monde. Mais comment en arrive à tuer quelqu’un pour cette raison? Que s’est-il passé pour qu’ils en arrivent là? Voilà ce que Simon Boulerice s’est donné le mandat de recréer, de s’imaginer à partir de certains faits. Il nous propose donc une histoire qui se décline sous la forme d’une lettre ou d’un monologue de Larry/Leticia à Brandon. Intercalé dans ce long soliloque, on retrouve des poèmes écrits par le protagoniste et des témoignages ...

Fans de la vie impossible

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Le premier roman jeune adulte de Kate Scelsa nous ouvre une fenêtre sur les existences de trois adolescents qui ont perdu leurs repères et sont aux prises avec des difficultés. Des incidents ont fait en sorte que chacun des trois protagonistes s’est absenté de l’école pendant des semaines, voire des mois. Au départ, il y a un mystère autour de ce qui s’est réellement passé avec eux. Mira a changé d’école après une dépression qui l’a menée à l’aile psychiatrique de l’hôpital. C’est d’ailleurs durant ce séjour qu’elle a rencontré Sebby et c’est à St. Francis, sa nouvelle école, qu’elle rencontre Jeremy, un jeune garçon qui souffre d’anxiété sociale depuis un incident à l’école l’année précédente. Comme des canots à la dérive, les trois rejetés se trouvent et tissent des liens très serrés. La vie impossible, c’est la vie normale, heureuse. Celle à laquelle ils aspirent en dépit des défis de taille qui se dressent devant eux. Ensemble, ils sont forts. Ils sont capables de tout accomplir. T...

De la cruauté de l'homophobie

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Le roman autobiographique d’Édouard Louis, sorti en France en janvier dernier, a beaucoup fait jaser. Et avec raison. Le récit de son enfance dans un petit village ouvrier de Picardie est bouleversant. Eddy Bellegueule grandit dans un milieu ouvrier, fortement défavorisé, non seulement financièrement, mais disons-le, intellectuellement et psychologiquement. À cause de ses manières, efféminées, de sa voix fluette, de son peu d’intérêt pour les sports, Eddy Bellegueule subit des violences de la part de presque toutes les personnes qu’il côtoie. Ces attaques ne sont pas seulement physiques, mais il est la cible des pires des violences, soit verbales et psychologiques. Chacune de ses journées est saturée d’incidents d’intimidation. Il se fait insulter, cracher dessus, rosser. Son quotidien est un enfer. L’homophobie dont il est victime, avant même d’être lui-même assuré de son homosexualité, génère le rejet et l’isolement. Après avoir vainement tenté deux fois d’entretenir des relations am...