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Le Club des enfants perdus

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Que dire sur ce roman ? Je me suis longtemps demandé où l’autrice nous amenait ! La façon dont elle aborde son sujet m’a surprise et m’a plu, ce qui m’a étonné davantage ! 😊   À travers l’histoire de Miranda et de son père Armand , Le Club des enfants perdus  traite de ces individus qui, des très jeunes, n’ont pas le bonheur facile. Ils sont hypersensibles et ne savent pas comment faire face à la société (et même les microsociétés, c’est-à-dire famille, groupe-classe, « ami.e.s », etc.) ni où se positionner dans tous ces univers. Il y est aussi question de parents qui voient bien que leur progéniture a peu d’intérêts, est timide, isolée et a du mal à s’adapter au monde autour de lui. Ces parents qui tentent tant bien que mal d’aider leur enfant à être heureux, ou juste assez bien.   Le roman est divisé en trois parties : on a le point de vue d’Armand ensuite, celui de Miranda, puis à la toute fin on revient à Armand. Il est toujours fascinant d’observer le...

Pour Britney

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Tout d’abord, je dois dire que j’aurais presque tout surligné de ce texte. Celui-ci traite du fait d’être une femme qui, dans les sociétés dans lesquelles nous vivons, est soumise au regard de la population, particulièrement des hommes. Et ce regard évalue trop souvent les femmes en regard à leur habillement ou comportement sous le prisme de la séduction. Cette séduction serait prétendument volontaire de la part de la femme qui sera déclarée coupable d’aguicher les hommes si elle décide de se vêtir de telle ou de telle façon. Bref, ça nous dit quelque chose, ce type de discours, non ?   Louise Chennevière dresse des parallèles entre son vécu et ceux des deux femmes qu’elle admire, soit Britney Spears et Nelly Arcand. L’objectivation du corps, les troubles de santé mentale, la profonde solitude sont autant de points communs entre la chanteuse et l’autrice (Arcand). Dans la même phrase, Chennièvre saute d’Arcand à Spears, tant de liens les unissant. Tant ce qu’on leur a assujetti (et...

La Justice des hommes, Santiago H. Amigorena

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L’amour suffit-il à garder un couple ensemble ? Non. Quelquefois, on n’est pas à la même place au même moment (souvent), d’autres fois, il y a trop de blessures. Quand une relation prend fin, particulièrement quand il y a des enfants, c’est déchirant. Et à partir du moment où le système de justice est impliqué, les choses changent. Se durcissent. Et on perd un peu le contrôle de ce qui se passe. C’est exactement ce qu’a voulu démontrer Santiago H. Amigorena dans ce roman.    Parfois, les situations dérapent en un instant. Une fraction de seconde au cours de laquelle on prend une décision qui fera provoquera un tournant radical à notre vie. Aurélien et Alice, parents d’Elsa et Loup, traversent une période délicate. Un soir pluvieux, une crise qui changera tout éclatera. Le silence, ici dans le sens d’absence de communication, est le point central du texte. La difficulté ou le refus de communiquer est un problème majeur dans toute relation. Quand une séparation se produit, cet e...

Triste tigre, de Neige Sinno

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C’est sûr que l’ancienne sexologue que je suis allait lire ce bouquin!   Premièrement : ce début ! J’ai trouvé ça fort intéressant qu’elle commence par le portrait de son agresseur (son beau-père, alors qu’elle se questionne sur ce qui s’est passé dans sa tête. C’est un aspect que l’on voit rarement dans les témoignages. En fait, ce n’est pas pour comprendre d’un point de vue empathique, mais factuel, ce qui fait en sorte qu’une personne devienne un pédophile incestueux.   Afin de tenter de comprendre ce qui lui est arrivé, elle a cherché des réponses dans la littérature et partage ce qu’elle en a retenu. Tout au long du livre, elle étaye ses propos de citations d’auteurs, de philosophes. C’est un témoignage qui tend un peu vers l’essai, car elle a lu beaucoup sur sujet et exprime son opinion sur la problématique à la lumière de ses lectures et de son expérience. Elle fait d’ailleurs une brillante analyse de Lolita de Nabokov tout en traçant des liens avec son vécu. Aussi...

GPS, de Lucie Rico : quand réalité et virtualité semblent se confondre.

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Une journaliste (on saura qu’elle s’appelle Ariane dans la deuxième moitié du roman) de faits divers au chômage qui vit recluse en raison de tendances agoraphobe et dépressive est invitée à une soirée pour célébrer les fiançailles de sa copine Sandrine. Nerveuse à l’idée de sortir de chez elle et de devoir se rendre seule et sans voiture, elle essaie de se défiler. Son amie lui assure qu’elle l’aidera. La journaliste reçoit alors une notification de Google Maps qui dit ceci : « Sandrine souhaite partager sa localisation avec vous. » Ariane y arrive tant bien que mal en ne lâchant pratiquement pas son écran des yeux. Le lendemain, on apprend que Sandrine est disparue, mais le point rouge est encore actif. Et c’est là le départ de la quête obsessive d’Ariane pour retrouver Sandrine. Quête qui se passera en majeure partie dans son appartement, puisqu’elle est toujours craintive de se hasarder à l’extérieur. On est aspiré dans une espèce de course-poursuite à saveur d’aventur...