Messages

Affichage des messages portant l'étiquette La bête et sa cage

David Goudreault, l'être à la plume polyvalente ou la vie au-delà de la Bête

Image
credit photo : JF Dupuis  Jeudi dernier, je me suis entretenue par téléphone avec David Goudreault que j’avais rencontré la veille lors du lancement montréalais, de  La Bête et sa cage . L’événement, chaleureux et sympathique, à l’image de l’auteur, a attiré de nombreuses personnes à L’escalier, rue Ste-Catherine. Au moment de publier cet article, l’auteur a terminé une tournée de six lancements, chose peu commune dans le milieu littéraire. J’ai donc eu la chance de lui parler au milieu de cette vague de lancements et d’entrevues avec les médias. Celui qui décrit avec tant d’acuité l’enfance brisée, la jeunesse piétinée qui a engendré la déviance comme moyen de survie est, on ne s’étonnera pas, travailleur social de formation. Cela se sent, non pas à un ton moralisateur, loin de là, mais à une sensibilité exceptionnelle et à une empathie particulière pour son protagoniste. Pourtant, le métier d’intervenant constituait pour lui un plan « b ». Adolescent, il était boul...

Une suite épatante pour David Goudreault

Image
La bête est incarcérée dans une prison à sécurité maximale, dans l’aile psychiatrique, ce qu’il trouve plutôt incohérent, puisqu’il n’a pas été jugé incompétent à subir son procès, pour cause de maladie mentale. Il doit y purger une peine de 16 ans. Être l’esclave de tous, très peu pour lui. Comment fera-t-il pour s’imposer dans le milieu carcéral qu’on sait hyper hiérarchisé? Au fur et à mesure que son séjour avance, il se découvre de grandes ambitions. À défaut d’avoir eu l’amour et la reconnaissance de sa mère, il sera connu du monde. Il tuera à nouveau et passera aux nouvelles? Comment? Quand? Il ne sait pas, mais il réfléchit à une façon de réaliser ce grand projet. Ce qu’on lit, c’est le fil des événements qui se sont passés après son deuxième meurtre. On sait donc qu’il tuera à nouveau. On ne sait pas quand ni comment. Tout comme dans La bête à sa mère , c’est abrasif et c’est sombre. Mais c’est aussi rempli d’un humour parfois loufoque. Il y a de nombreux passages qui sont carr...