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Mamu : recueil de textes sur l'amour

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Lire  Mamu , c’est entrer dans un territoire où l’amour n’est pas toujours simple. On est loin des histoires cute pis confortables. L’amour, dans ce recueil-là, est traversé par le deuil, l’arrachement, la colère, l’héritage. Certains textes sont habités par une forme de manque. Manque d’un territoire, manque d’une langue, manque d’un lien. Mais il y a aussi de la chaleur, de la douceur et plein de nuances.    Y’a des voix qui m’ont vraiment embarquée. Joséphine Bacon, avec  Le café de la 8e île , m’a happée solide. Court, mais d’une beauté tranquille. J’en aurais pris plus, facilement. Marie-Andrée Gill, dans  Partout et nulle part , livre un amour large, presque diffus, mais profondément senti. Ça, j’ai embarqué. Pis Michel Jean… pas de surprise là. Dans  La somme de leur amour , il raconte, il incarne, il fait ressentir. Ça touche direct. Même chose pour Shayne Michael avec son texte dystopique ( Tambours de l’amour ). Le besoin de contact...

Le vent en parle encore, de Michel Jean

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On est en 1936, à l’époque où le clergé et l’État se liguaient encore ensemble sur certains dossiers, comme celui des autochtones. Les sauvages, comme ils les appellent, sont odieusement considérés comme un croisement entre un animal et un humain. Ce sont, pour les dirigeants, des âmes à mater, puis à éduquer correctement. Mais surtout, il faut les cacher, les casser et les faire obéir, de toutes les façons possibles. Nombre de religieux se sont livrés à des sévices, plus cruels les uns que les autres, à leur égard. C’est ainsi que Virginie, Marie et Thomas sont arrachés à leur famille pour être éduqués dans un pensionnat se trouvant à plus de 1000 kilomètres du lieu qu’ils connaissent. Là, on les dépouille de leurs prénoms pour leur assigner un chiffre, on leur interdit de parler leur langue natale et, comme si cela n’était pas assez, afin de les casser, de leur voler leur âme, on les bat, les maltraite, les viole. On découvre tout cela alors que plus de 60 ans plus tard une avocate c...