Messages

Affichage des messages portant l'étiquette André Marois

La sainte paix

Image
Quand Madeleine, la voisine de Jacqueline, décide de vendre sa maison après plus de 30 ans, celle-ci est horrifiée à l’idée d’avoir des voisins bruyants qui perturberaient sa tranquillité. Elle se résout donc à assassiner Madeleine, dont la maladie de Parkinson a beaucoup évolué, et à maquiller sa mort en suicide. Ça fera d’une pierre deux coups : d’une part, ça libérera Madeleine de sa souffrance. D’autre part, ça fera en sorte que la demeure de celle-ci sera moins attractive pour des acheteurs potentiels, ce qui offrira à Jacqueline la sainte paix. On s’en doute, les choses ne se passeront pas comme la dame le souhaite.     Autant le dire dès le départ, je ne suis pas friande du tout (comprendre : qui n’aime pas) des livres audio. J’ai tenté de donner une nouvelle chance à ce format avec ce bouquin. C’est qu’il était au programme de mon club de lecture et que je n’avais que trois jours pour le lire. Conclusion : décidément, le médium n’est pas pour moi ! ...

Un attrait touristique bien particulier

Image
André Marois nous déplace à Mandreville, un village pommé de Lanaudière, où le seul aspect touristique de l’endroit réside en… rien! Et c’est là le problème. Celui-ci se meurt. Son économie va mal, si bien que la seule station-service/garage éprouve bien des difficultés à garder les portes ouvertes. Puis, un soir, tout bascule. Un voleur de cannabis est retrouvé mort, empalé sur son propre sécateur. L’activité reprend au village pendant quelques jours avant de retomber dans l’oubli. Cette recrudescence de fréquentation, même ponctuelle, va donner l’idée à une âme un peu singulière et mégalomane de commettre un meurtre afin de faire accourir de nouveau les journalistes et curieux… Puis un autre… de sorte que la localité est vite renommée « Meurtreville »! Nous plongeant dans l’esprit du tueur qui évolue « d’accidentel » à « en série » et en utilisant un style d’écriture simple et direct, l’auteur nous offre de passer un bon moment de lecture totalement dépay...

Avec une minute de battement

Image
André Marois nous plonge, avec son roman, dans un futur ou plutôt dans une réalité parallèle à la nôtre. Officiellement identifiée à la fin des années 1950, «la Fonction», à usage unique, permet à tout un chacun de revenir dans le temps à hauteur d’une minute, permettant ainsi de modifier ce qui s’est passé. Par l’entremise de Frank, un ancien militaire reconverti en garde du corps, l’auteur présente l’influence et les abus que pourrait entrainer une telle option. Après avoir utilisé sa «Fonction» pour effacer une horreur qu’il a commise, Frank doit vivre avec sa conscience. Et c’est là que se trouve la principale réflexion du livre. Pouvoir effacer un événement peut paraitre alléchant, mais il faut vivre avec les conséquences de l’acte même si la personne l’ayant réalisé est la seule à le connaître. Bien qu’il eut été facile de tomber dans une représentation manichéenne du bien et du mal, la vie est décrite telle qu’elle est, constituée de zones grises. On y retrouve des personn...