Au bout de notre sang : et si la vraie question n’était pas la ménopause?
Vieillir comme femme, ce n’est pas seulement une affaire d’hormones. C’est aussi une histoire de regard. De place qu’on nous accorde — ou qu’on nous retire. Et de tout ce qu’on a porté pendant des années. Le collectif Au bout de notre sang : malmenées, maltraitées, ménopausées , publié chez Hamac, rassemble une série de textes d’autrices qui réfléchissent à la ménopause. Mais très vite, on comprend que le livre parle d’autre chose aussi : du vieillissement des femmes dans une société qui valorise surtout leur jeunesse et leur désirabilité . Le recueil est riche parce que les expériences sont multiples. Les textes sont très différents dans le ton comme dans la forme : certains sont introspectifs, d’autres plus revendicateurs, parfois cyniques, parfois lumineux. Comme dans tout collectif, certains m’ont davantage marquée. Celui de Anne Peyrouse apporte une touche d’humour que j’ai bien aimé. «Je ris je glousse je tousse j'atchoume je saute je fais des squa...