The Damages
Lire The Damages , c’est accepter de rester dans une zone grise. Pis pas une petite. Une zone qui dérange, qui accroche, qui remue. Le roman est ancré dans deux moments de crise : la crise du verglas en Ontario en 1998 et la pandémie de 2020. Deux époques. Deux climats sociaux. Deux visions complètement différentes du consentement, de la responsabilité, de la faute. En 1998, la coloc de Ros disparaît pendant le verglas. En 2020, son ex — père de son fils de 11 ans — est accusé d’agression sexuelle pour des gestes posés des années plus tôt. Et là, tout s’entrechoque. À plusieurs moments, j’avais envie de lui dire : voyons donc, pourquoi tu mens comme ça? C’est pas si grave! Pis après, je me suis rappelée la fille que j’étais à 18-19 ans. Celle qui voulait fitter in . Être choisie. Être validée. Être aimée par la fille cool — Sue, la it girl du groupe. À cet âge-là, le regard des autres, c’est tout. Ros ment pour se sentir appartenir. Pas p...