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La petite sirène dans l'eau sale

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Petit avis pour petit roman.   Ça faisait un bout que je n’avais pas lu Laurent Chabin. Je l’ai lu chez Coup de tête, chez Libre Expression et maintenant chez Les Six Brumes. Malheureusement cette fois, j’ai été un peu déçue. D’abord, il y a pas mal de coquilles. Ensuite, certaines expressions venues de France étaient un peu opaques. Des trucs comme « s’est fait la paire » ou « Franck est un tueur, pas un combinard de la graisse de cul ». Oui, il a un personnage d’origine belge, mais ces expressions font partie de la narration et j’en ai pas toujours compris le sens.  Pour le reste, Chabin reste fidèle à lui-même : des personnages poqués, en marge, auxquels il donne une voix, avec des sujets qui lui ressemblent et une écriture sans fard. C’est moins cru que dans certains de ses autres textes, mais on reconnaît sa plume. L’intrigue est bien conçue et intéressante, mais il m’a manqué quelque chose. J’ai trouvé ça bien, mais un peu plat. Il faut dire que le roman est court et qu’...

Les Saules

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Je n’ai pas grand-chose à dire sur   Les saules . Le roman ne m’a malheureusement pas laissé une forte impression. Peut-être que le fait de l’avoir écouté en audio a joué, va savoir!   On est dans un petit village agricole de Bretagne, avec ses divisions entre ceux d’en Haut et ceux d’en Bas, ses jugements et ses silences. Marie, la fille du pharmacien, est retrouvée morte près de la rivière. Marguerite, une enfant considérée comme un peu simple d’esprit et intimidée par les autres, a vu quelque chose cette nuit-là. Le problème pour les enquêteurs, c’est qu’elle ne parle pas beaucoup.   À mon avis, le roman s’intéresse surtout aux classes sociales, au mépris envers les agriculteurs et à la violence qui peut s’installer dans une petite communauté. L’enquête sert surtout de fil conducteur à cette opposition entre les milieux. Et ça fonctionne plutôt bien pour créer une ambiance.   Et le  slutshaming  autour de Marie? Enrageant. Elle est jugée pour ses vêtemen...

I'm thinking of ending things

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On suit une jeune femme qui part en road trip avec Jake, son chum depuis six semaines, pour rencontrer ses parents. On ne sait presque rien d’elle. Pas son nom, pas son âge, pas vraiment ce qu’elle fait dans la vie. Elle n’étudie plus. Elle observe, elle réfléchit, elle doute. Elle doute de cette relation. Tout au long du roman,  I’m Thinking of Ending Things  est un leitmotiv.    Ici, tout est dans l’ambiance. C’est malaisant,  creepy, cringey , étrange. On sent constamment qu’il y a quelque chose qui cloche, sans toujours pouvoir mettre le doigt dessus. Reid réussit particulièrement bien à nous faire entrer dans cette sensation d’inconfort. On avance avec la narratrice et, comme elle, on observe les détails en essayant de comprendre ce qui se passe.   Au cœur du roman, il y a cette opposition qui m’a beaucoup intéressée :  être seul ou être avec les autres. Être en couple, être entouré, appartenir à quelque chose… à quel prix ?  La jeune fe...

Baignade surveillée

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Un peu hypnotique, cette lecture. Le 16 juillet 1969, pendant que le monde entier a les yeux tournés vers la Lune et le décollage d’Apollo 11, à Mission Hills, un petit garçon de cinq ans se noie dans la nouvelle piscine du quartier. Une piscine bondée. En pleine canicule. Surveillée par une jeune maître-nageuse. La noyade arrive dès le début. Alors, ici, le suspense n’est pas vraiment de savoir ce qui s’est passé, mais plutôt de comprendre comment on en est arrivé là. Et surtout, ce que les gens vont faire de cet événement. Kasischke nous raconte la journée par petites parcelles. On avance, puis on revient légèrement en arrière, mais d’une autre perspective. Un détail qu’on n’avait pas vu apparaît, une perception change, une nouvelle version de l’histoire se dessine. Comme un ressac. Chaque point de vue vient compléter le tableau et nous rappelle qu’on ne peut jamais tenir pour acquis que ce qu’on sait d’un événement correspond à « la vérité ». Même certaines phrases reviennent. Et, é...

51e - Canada 2038

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Résumé de l'éditeur  « Montréal, État du Canada, USA Comme tous ses concitoyens, Jean-François Foley vit les conséquences de l’annexion de son pays : rationnement alimentaire, censure, exécutions publiques… Policier au SPVM, il tente tant bien que mal de faire son devoir, même si le service de police municipal n’a plus grand pouvoir, la Garde nationale et le Secret Service ayant préséance sur les agents locaux. C’est pourquoi sa partenaire Alexandra et lui sont méfiants lorsqu’on leur confie une mission plutôt délicate : retrouver Ellie Belliveau, la fille du gouverneur de l’État, disparue mystérieusement alors qu’elle se rendait à l’université. Bien que privilégiée par le gouverneur, la thèse de l’enlèvement est mise à mal quand Jeff et Alex apprennent qu’Ellie entretenait une liaison secrète avec Christopher Saad, son garde du corps, qui lui aussi manque à l’appel. Tentés de conclure à une escapade amoureuse, les enquêteurs comprennent que l’affaire est beaucoup plus complex...
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Avec   La fabrique du mal , Angeline Delcroix nous plonge dans un univers particulièrement sombre : violence, narcotrafic, sicarios, délinquance juvénile et psychiatrie criminelle.  J’ai trouvé l’ensemble intéressant, notamment pour les réflexions qu’il soulève sur la jeunesse et la violence. Le roman s’intéresse aux mécanismes qui peuvent entraîner certains jeunes dans une spirale de délinquance : l’influence des réseaux criminels, le manque de prévention, les failles sociales, les silences familiaux, mais aussi la banalisation de la violence. L’idée d’une possible désensibilisation à la violence, notamment par l’exposition répétée à celle-ci dans les jeux vidéo, ajoute aussi une dimension intéressante à la réflexion.   J’ai particulièrement aimé le mélange entre enquête criminelle, psychologie et enjeux sociaux. Il y a de très bons passages et une tension qui fonctionne bien. Les chapitres courts contribuent d’ailleurs à rendre la lecture assez efficace et à maintenir l...

Yesteryear

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Blurb MY NAME WAS NATALIE HELLER MILLS, AND I WAS PERFECT AT BEING ALIVE. NATALIE HELLER MILLS is a traditional American woman, a beautiful wife and mother who sells her pioneer lifestyle of raw milk and  farm fresh eggs to her millions of social media followers. Her farmhouse is charmingly rustic, her husband a handsome cowboy, her six children each more delightful than the last. So what if there are nannies and producers behind the scenes, her kitchen hiding industrial-grade fridges and ovens, her husband the heir to a political dynasty? What Natalie's followers don't know won't hurt them. And The Angry Women? The privileged, Ivy League, coastal elite haters who call her an antifeminist icono-clast? They're sick with jealousy: Because Natalie isn't simply living the good life—she's building an empire. Until one morning she wakes up in a life that isn't hers. Her home, her husband, her children-they're all familiar, but wrong. Her kitchen is warmed...