Avec La fabrique du mal , Angeline Delcroix nous plonge dans un univers particulièrement sombre : violence, narcotrafic, sicarios, délinquance juvénile et psychiatrie criminelle. J’ai trouvé l’ensemble intéressant, notamment pour les réflexions qu’il soulève sur la jeunesse et la violence. Le roman s’intéresse aux mécanismes qui peuvent entraîner certains jeunes dans une spirale de délinquance : l’influence des réseaux criminels, le manque de prévention, les failles sociales, les silences familiaux, mais aussi la banalisation de la violence. L’idée d’une possible désensibilisation à la violence, notamment par l’exposition répétée à celle-ci dans les jeux vidéo, ajoute aussi une dimension intéressante à la réflexion. J’ai particulièrement aimé le mélange entre enquête criminelle, psychologie et enjeux sociaux. Il y a de très bons passages et une tension qui fonctionne bien. Les chapitres courts contribuent d’ailleurs à rendre la lecture assez efficace et à maintenir l...