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Jeudi jeunesse : Nous, de Patrick Isabelle, un roman phénoménal!

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Après Eu x , portant sur le phénomène de l’intimidation, Patrick Isabelle revient avec Nous . Le personnage principal du premier roman a commis l’impensable après avoir subi jour après jour les insultes, l’humiliation et les mauvais traitements. Il se retrouve en Centre jeunesse dans l’aile de sécurité maximale, en attente de son procès et de sa sentence. Dès l’incipit, on est accroché à chaque mot. Les pages se tournent rapidement, malgré l’intensité de la souffrance qu’elles contiennent. Tout comme pour Eux , c’est une lecture qu’on engouffre. On y passe quelques heures aussi intenses que bouleversantes. On veut bien sûr savoir ce qui arrivera au protagoniste, mais au-delà de ça, on ne peut s’empêcher d’être profondément remué par ce que vit intérieurement le jeune garçon de 14 ans. On est également sensible à certaines de ses conceptions quant à ce qui l’a poussé à pousser le geste qu’il a poussé, sans toutefois l’excuser, bien évidemment. Par l’entremise de ses réflexions, on const...

Lauréat du Prix Jeunesse des libraires du Québec

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C'est avec grande joie que je félicite les deux lauréats québécois du Prix Jeunesse des libraires du Québec 2014. Il s'agit de deux romans et deux auteurs coup de cœur pour moi :  dans le volet 6 - 11 ans, de Simon Boulerice, pour Edgar Paillette    dans le volet 12- 17 ans, de Patrick Isabelle, pour Eux .    Encore une fois bravo pour ces prix amplement mérités!

Eux, de Patrick Isabelle : Un roman brillant et sensible sur l'intimidation

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J’aime bien la littérature jeunesse qui est divertissante, mais j’apprécie tout particulièrement celle où l’on parle de choses sérieuses. Celle qui permet aux adolescents de réfléchir et de se faire une tête sur des phénomènes sociaux. C’est, il me semble, essentiel au développement du sens critique et à la préparation à une contribution sociale active. Eux , de Patrick Isabelle est de ceux-là. Portant sur l’intimidation, il nous transporte dans la peau du jeune intimidé. Au cœur de sa souffrance et de ses questionnements à savoir pourquoi on l’a ciblé lui. Son «je suis laid», répété sans cesse, illustre bien les ravages intérieurs qui se sont opérés en lui, au fil du harcèlement. L’utilisation du pronom personnel «eux» renforce le sentiment d’exclusion éprouvé par le protagoniste. Ses tentatives d’en parler afin de stopper le phénomène ont été vaines. On a minimisé ce qu’il vivait. Mais la détresse, trop lourde, doit un jour cesser. Beaucoup de victimes se font violence, d’autres la r...