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Affichage des messages portant l'étiquette Maladie mentale

Ma Bête .

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Ce n’est pas une lecture facile, mais c’est une lecture sincère, qui met des mots sur l’épuisement, le déni et l’amour mis à l’épreuve.   Ma bête  est un roman d’autofiction qui plonge le lecteur dans l’univers poignant de l’accompagnement d’un être cher aux prises avec des maladies dégénératives. L’œuvre expose avec une intensité brute la détresse émotionnelle liée à la proche aidance.   À travers ses personnages, Michèle Ouimet aborde des thématiques lourdes : la maladie de Parkinson, l’aphasie, la démence, l’anxiété, la dépression et même des idées homicidaires. Le conjoint de la narratrice évolue dans une spirale descendante, et l’autrice décrit sans fard les crises, les complications du système de santé, les rencontres avec des professionnels, ainsi que des souvenirs de moments de bonheur, fragiles mais bien présents.   Cependant, la lecture me laisse avec des impressions mitigées. Je trouve que certaines répétitions sont superflues et donnent à l’écriture ...

Le bézoard

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Dès le titre, Le bézoard a éveillé ma curiosité, notamment grâce à une référence que j’avais déjà croisée dans Grey’s Anatomy , où un cas médical présentait un amas de cheveux dans l’estomac. Intriguée par cette allusion, j’ai plongé dans ce récit aux thématiques profondes et troublantes.   Ma première réaction a été : « Eh boy! quel cocktail : maladies mentales, inceste, traumatismes familiaux! J’aurais jamais pensé. » Eh oui, Pascale Montpetit livre un témoignage poignant sur l’inceste que lui a fait subir son père, médecin de famille devenu psychiatre après avoir lui-même souffert de troubles mentaux.  Ce qui est à la fois ironique et révoltant. Elle relate également tout ce qu’elle a fait pour extraire cette matière durcie qui lui entravait les trippes.   Ce récit est bouleversant et n’est pas une lecture facile. On ressent chaque mot, précisément choisi, chaque souvenir douloureux, comme une clameur silencieuse. Je me doute que l’écriture a dû être éprouvan...

Fermer les yeux ne suffit pas, de Danny Émond

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Après le suicide de son père, alors qu’il vide la maison de celui-ci, Danny est confronté à de nombreux souvenirs qui font surgir en lui des sentiments contradictoires. On est devant deux êtres qui n’arrivaient pas à se rejoindre. Au cours des années, les non-dits se sont accumulés pour ériger un mur entre les deux.    Les courts chapitres nous présentent des fragments de souvenirs, chacun lié à un objet qui tombe sur la main du fils.  On découvre son père, Paulo. C’est un homme marginal qui tente tant bien que mal de se débrouiller dans la vie, malgré ses problèmes de santé mentale. Pris entre les crises de décompensation, les combines qui le mènent en prison et son rôle de père. Au fil des réminiscences, il est aisé de saisir que comme fils ça pouvait être difficile de grandir dans un climat d’instabilité constante.    Émouvant , Fermer les yeux ne suffit pas  nous enjoint à assumer nos vulnérabilités et nous rappelle la nécessité de toucher, d’étreindre ...

Raté

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  Raté c’est l’histoire d’un gars, Christian, qui dérape complètement, s’abîme dans le désespoir, tente de se suicider en se jetant devant le métro, manque son coup et se retrouve tétraplégique. Prisonnier de son corps, il doit réapprivoiser sa vie, avec un ado qui lui en veut et une ancienne blonde qui se trouve soudain dans un rôle de proche aidante.   Au départ en crise et donc plutôt désagréable, limite pédant, Christian devient plus sympathique, alors que son état l’amène sur le chemin de l’humilité. Il passe à travers un rude processus d’adaptation qui lui fait revoir ce qui est réellement important pour lui. Maryline, pour sa part, essaie d’être forte et là pour son ex qu’elle accueille à la maison. Elle semble parfois trop parfaite et on aurait envie de sentir davantage la difficulté qu’on sait qu’elle vit à se faire à son nouveau rôle.    Bien que les thématiques de la dépression, du suicide, du handicap, des exigences de la proche aidance, de l’itinérance ...

L'humain derrière la maladie mentale

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Premier roman de Marie-Ève Cotton, Pivot tourne son regard sur le vécu des patients de l’unité psychiatrique. Pivot, c’est Hadrien Jalbert de son vrai nom. On le surnomme Pivot depuis des années en référence à Bernard Pivot. C’est qu’il est érudit! Durant son séjour à l’unité psychiatrique sous ordonnance de la cour parce qu’il a été jugé non criminellement responsable des voies de faits commis, il côtoiera Jésus,   Jonathan Livingston, le Chat de ruelle, la Voisine orange et Mary. Tombé sous le charme de cette dernière, qui entend des morts qui hurlent, il s’imaginera une relation amoureuse avec elle. Il se sentira aimé, privilégié. Il a enfin quelqu’un avec qui il s’entend. Quand un drame secouera l’unité des soins psychiatrique, les patients seront tous chamboulés, Pivot particulièrement. Arrivera-t-il à remettre sa vie sur ses rails? L’auteure explore non seulement le fonctionnement de l’unité psychiatrique, mais surtout le quotidien des patients, tous convaincus qu’ils ne sont...

Quelque chose comme une odeur de printemps d'Annie-Claude Thériault : Une agréable découverte, malgré un bémol

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Par La Bouquineuse Boulimique / Yannick Ollassa Je l’ai souvent mentionné, j’aime découvrir de nouveaux auteurs. Je me laisse influencer par les couvertures, par le résumé de l’histoire ainsi que par les thèmes abordés. Le titre aussi. C’est la première chose qui m’a attirée du roman d’Annie-Claude Thériault. Ensuite, j’ai été interpelée par les sujets traités, soit la santé mentale, les relations familiales et amicales. Après ma lecture, je peux affirmer que mon intuition ne m’a pas trompée. J’ai été tout simplement charmée par la plume de l’auteur. Béate est une adolescente qui vit dans une famille, disons, un peu particulière. Joachim, son frère aîné souffre vraisemblablement de schizophrénie. Elle juge que ses parents sont immatures, semblant fuir leurs responsabilités. Philomène, sa petite sœur très rationnelle, très logique, se dit qu’elle ne peut rien faire, donc elle s’en préoccupe plus ou moins, obnubilée qu’elle est par l’étude des truites. Béate est la seule qui semble voi...

Une haine obsessive

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J’haïs les bébés c’est une histoire sombre , très sombre. Celle de Vivianne qui fuit ses enfants à Noël, prétextant un voyage dans le sud. Cependant, ce n’est pas la réelle destination de son exil. Elle se retrouve en Gaspésie dans le gîte d’un ancien ami de cœur. C’est qu’elle s’est promis de ne plus jamais prendre l’avion, car il y a toujours, à leur bord, un ou des bébés qui pleurent. Or, il se trouve qu’elle hait les bébés. Elle ne les déteste pas, elle les hait avec une passion effrayante , qui est très bien rendue, dans toute son obsession maladive. Vivianne a eu une vie très particulière. Son premier mari est mort, tout comme son deuxième. Le mari numéro un est mort naturellement, mais pas le numéro deux. Elle l’a tué . Jugée non criminellement responsable du meurtre, elle est placée « Là-bas » pendant une période de vingt ans. Son fils du premier mariage a été adopté, tout comme sa fille issue du deuxième mariage. Elle garde peu de contacts avec ceux-ci. Leurs relation...