Les vagues scélérates
Les vagues scélérates, d’Hélène Rompré, est le genre de roman qui se lit extrêmement vite. Pas parce qu’il est superficiel, mais parce qu’il est construit en fragments : courts flashs, souvenirs, anecdotes, réflexions qui s’enchaînent presque comme une spirale mentale après une rupture. Une rupture que la narratrice n’a absolument pas vue venir, alors que son chum et elle avaient entrepris des travaux dans sa maison pour qu’il y emménage avec elle. Le titre prend ainsi tout son sens : la vague scélérate, c’est cette catastrophe soudaine qui arrive sans avertissement et qui renverse tout. Le roman est profondément autofictionnel. On sent le besoin de saisir ce qui s’est passé, de revisiter la relation pour tenter d’y trouver les signes qu’elle n’a pas vus. Ce qui m’a surtout intéressée, c’est la dynamique amoureuse du couple. Dès le départ, on comprend qu’elle l’aimait plus qu’il ne l’aimait. Elle veut devenir la femme qu’elle croit qu’il souhaite avoir à ses côtés. Elle ...