C'était notre maison / We Used To Live Here

ENGLISH BELOW Eve et Charlie, sa conjointe, viennent tout juste d’acheter une vieille maison abandonnée, perdue dans un coin isolé. Un soir où Eve est seule, une famille d’inconnus cogne à la porte. Le père affirme avoir grandi là et demande à visiter. Eve,
 people pleaser par excellence, hésite… puis finit par dire oui. À cause d’une tempête, la famille s’impose pour la nuit, et des phénomènes étranges commencent rapidement à se manifester.
 
Dès le départ, j’ai eu de la difficulté à croire à certaines réactions. Personnellement, je n’oublierais pas qu’il y a des étrangers chez moi, et encore moins je ne les laisserais seuls!
 
Le comportement de la famille est franchement irritant. Leur culot est impressionnant, surtout celui de Paige, une femme moralisatrice que j’imagine crucifix et bible à la main, toujours prête à juger et à poser des questions intrusives. Heather, la voisine étrange, est intrigante au départ, mais elle, ainsi que d’autres éléments, restent sous-exploités, malgré une bonne tension et une ambiance inquiétante. Cela dit, je n’ai jamais vraiment eu peur.
 
À plusieurs reprises, j’ai juste eu envie qu’Eve dise à Thomas et sa gang de sacrer leur camp — « au plus crisse ». À la longue, cette dynamique devient plus frustrante qu’efficace.
Le roman s’appuie aussi sur des documents d’archives intéressants, mais inégaux. En cours de lecture, on ne comprend pas toujours leur utilité; ce n’est qu’à la fin que tout s’éclaire — probablement parce que je n’ai pas décodé les messages en code Morse. 
 
La conclusion est facile et peu surprenante, et au final, même si We Used to Live Here est divertissant et atmosphérique, l’auteur aurait clairement pu pousser beaucoup plus loin pour rendre le roman vraiment glaçant.


Eve and Charlie, her partner, have just bought an old, abandoned house, lost in a remote corner of the world. One evening, while Eve is alone, a family of strangers knocks on the door. The father claims to have grown up there and asks to see it. Eve, the ultimate people-pleaser, hesitates… then finally says yes. Because of a storm, the family decides to stay the night, and strange phenomena quickly begin to occur.

From the start, I had trouble believing some of the reactions. Personally, I wouldn't forget that there are strangers in my house, and even less would I leave them alone!

The family's behavior is frankly irritating. Their audacity is impressive, especially Paige's, a moralizing woman I picture with a crucifix and Bible in hand, always ready to judge and ask intrusive questions. Heather, the strange neighbor, is intriguing at first, but she, along with other elements, remains underdeveloped, despite some good tension and an unsettling atmosphere. That said, I was never truly scared.

Several times, I just wanted Eve to tell Thomas and his gang to get the hell out of here. In the long run, this dynamic becomes more frustrating than effective.
The novel also draws on interesting but uneven archival documents. While reading, their purpose isn't always clear; it's only at the end that everything becomes clear—probably because I didn't decipher the Morse code messages.

The conclusion is easy and unsurprising, and ultimately, even though We Used to Live Here is entertaining and atmospheric, the author clearly could have pushed the boundaries much further to make the novel truly chilling.

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