Les prénoms : Trois vies. Un seul choix. Et tout ce qui se joue autour.
Résumé de l'éditeur :
Mon avis :
Quand j’ai commencé Les prénoms de Florence Knapp, j’ai été happée par la prémisse. L’idée qu’un simple prénom puisse infléchir toute une vie est le genre de concept qui m’allume immédiatement. C’est fort, c’est intrigant, et ça ouvre la porte à une foule de questions sur le destin, l’identité et ce qu’on hérite, parfois malgré soi.
En lisant, je me suis toutefois rendu compte que le cœur du roman ne se situe pas exactement là où on pourrait l’attendre. Ce n’est pas tant le prénom en lui-même qui change quoi que ce soit. On n’est pas dans un récit sur la discrimination liée à un nom perçu comme « autre ». Ce qui infléchit réellement les trajectoires, c’est le regard posé sur ce prénom. La réaction qu’il suscite. Ce qu’il vient réveiller chez certains personnages, particulièrement dans la sphère familiale. Le prénom agit comme un déclencheur, mais l’essentiel du roman se joue ailleurs. Je t’avoue que je ne suis même pas certaine que les autrice et éditeurs en ont conscience. Où ils ont simplement mis l’accent sur le prénom pour des considérations d’accessibilité ou de… marketting?? En tout cas!
Pour être honnête, j’ai moins accroché à la première moitié. L’écriture m’a paru parfois un peu trop factuelle, les émotions encore en retrait. J’étais davantage spectatrice que pleinement immergée, consciente de la mécanique du récit, sans toujours en ressentir la portée intime.
Puis, tranquillement, quelque chose s’est déplacé. À l’entrée dans l’âge adulte du personnage principal, l’écriture s’assouplit, les personnages gagnent en profondeur, les émotions s’incarnent davantage. J’ai fini par plonger pour de bon. Le roman prenait enfin le temps de respirer, de laisser ses tensions et ses fragilités émerger.
Au final, Les prénoms m’a laissé l’impression d’un premier roman ambitieux, porté par une idée forte et une vraie sensibilité, même s’il n’exploite pas toujours toutes les possibilités qu’il ouvre. C’est un livre imparfait, mais habité, qui résonne moins par ce qu’il affirme que par les questions qu’il laisse en suspens.
Un roman qui ne dit pas tant qui nous devenons, que ce qui, autour de nous, nous façonne.
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