À propos de Nora
Dès les premières pages, tu comprends assez vite dans quel type de récit t’embarques. Pas un thriller qui roule à toute allure, mais un slow, slow burn — un suspense psychologique et juridique qui prend son temps, et qui mise surtout sur les tensions, les relations et les zones grises, plus que sur les rebondissements.
L’écriture, elle, est somme toute efficace. Fluide, accessible, ça se lit tout seul. Je me suis laissée porter sans effort. Il y a une belle attention aux émotions, aux dynamiques entre les protagonistes, qui, pour leur part, sont d’ailleurs complexes, nuancés, profondément humains. On sent que l’autrice cherche à comprendre ses personnages, pas à les juger — pis ça, ça marche.
J’ai aussi trouvé intéressant le regard posé sur le système judiciaire, surtout envers les mineurs. Sérieux, c’est affligeant de constater qu’aux États-Unis, des jeunes peuvent être jugés comme des adultes, même à 13 ans. Ça ajoute une couche de réflexion qui donne du poids au récit.
Cela dit, bien que l’intérêt est généralement là, il y a des petites longueurs, des passages qui s’étirent et qui auraient gagné à être resserrés.
Ultimement, le cœur du roman, c’est le pardon. C’est abordé avec une vraie volonté d’explorer la culpabilité, la responsabilité et les loyautés familiales. Il y a quelque chose de nuancé là-dedans, surtout dans l’idée qu’on est plus que notre pire décision. Mais en même temps… par bouts, ça sonne un peu comme une leçon. Surtout quand tu sais que l’autrice dit elle-même dans ses remerciements qu’elle voulait parler du pardon à la suite de son expérience du phénomène.
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