Les Saules

Je n’ai pas grand-chose à dire sur
 Les saules. Le roman ne m’a malheureusement pas laissé une forte impression. Peut-être que le fait de l’avoir écouté en audio a joué, va savoir!
 
On est dans un petit village agricole de Bretagne, avec ses divisions entre ceux d’en Haut et ceux d’en Bas, ses jugements et ses silences. Marie, la fille du pharmacien, est retrouvée morte près de la rivière. Marguerite, une enfant considérée comme un peu simple d’esprit et intimidée par les autres, a vu quelque chose cette nuit-là. Le problème pour les enquêteurs, c’est qu’elle ne parle pas beaucoup.
 
À mon avis, le roman s’intéresse surtout aux classes sociales, au mépris envers les agriculteurs et à la violence qui peut s’installer dans une petite communauté. L’enquête sert surtout de fil conducteur à cette opposition entre les milieux. Et ça fonctionne plutôt bien pour créer une ambiance.
 
Et le slutshaming autour de Marie? Enrageant. Elle est jugée pour ses vêtements, son caractère, ses envies de liberté et sa façon de vivre. Évidemment, après sa mort, certains trouvent encore le moyen de la rendre responsable de ce qui lui est arrivé. Ça, ça m’a mis en maudit.
 
C’est aussi une des raisons pour lesquelles je déteste les petits coins : tout le monde connaît tout le monde, tout le monde juge tout le monde et le moindre geste devient matière à parler. Ici, ça donne un milieu fermé, lourd, où les gens observent, commentent et gardent le silence quand ça les arrange.
 
Parce que c’est surtout l’atmosphère que je retiens. C’est humide, sale, poisseux. On baigne dans quelque chose de lourd et de fermé. L’ambiance est là. C’est vraiment crade!
 
Pour le reste, j’ai trouvé des lenteurs, quelques clichés et certains passages qui manquent de finesse. Je ne suis pas non plus parvenue à m’attacher aux personnages, Marguerite en tête. Je suis restée à distance d’eux, même si le malaise du milieu dans lequel ils évoluent m’est bien resté.
 
Les saules est un premier roman, alors je lui accorde une certaine indulgence. Il ne réinvente rien, mais il installe une ambiance et aborde des enjeux sociaux intéressants. Pour moi, ça n’aura simplement pas été une lecture marquante.


Résumé de l'éditeur : 

«Allongée au bord de la rivière, cachée par les saules pleureurs, Marie, dix-sept ans, semble paisible, endormie, ce que démentent les marques sombres sur son cou.

Sa mort brutale ébranle toute la communauté, et surtout Marguerite, une petite fille solitaire que tous croient simple d’esprit. Ses parents, peu enclins à manifester leur affection, travaillent leur terre du matin au soir. Livrée à elle-même, maltraitée à l’école, elle aime se réfugier au bord de la rivière où elle se sent en sécurité sous les saules.

C’est là qu’elle a vu quelque chose, cette nuit-là. Elle voudrait bien aider Marie, la seule qui était gentille avec elle. Mais voilà, Marguerite ne parle pas, ou presque jamais. Mutique derrière sa chevelure sale et emmêlée, elle observe l’agitation des adultes qui, gendarmes ou habitants, mènent l’enquête. Mais comment discerner la vérité parmi les rumeurs de village, les rivalités familiales et les rancœurs tissées de longue date ?» 

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