Le Museum : déroutant, jusqu’à la toute fin !
Une catastrophe s’abat sur la planète. L’espèce humaine est menacée d’extinction. Une historienne, docteure ès Disparition, est interpellée par des gens rencontrés de façon fortuite, pour faire la lumière sur le phénomène. Telle est la prémisse de base de ce roman qui raconte l’indéfinissable périple de la narratrice vers Le Museum. Il est impossible d’en dire plus. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit, hors de tout doute, d’un écrit d’un style particulier, comme l’on en a rarement écrit au Québec.
On est sorti des sentiers battus, si loin que l’on se demande où l’on est. Tout nous semble obscur. Cela étant dit, on ne peut s’empêcher de tourner les pages, les unes après les autres afin de connaître le mystère, voire de l’élucider nous-mêmes. Bravo si vous y arrivez avant les vingt dernières pages !
Quel tour de force de l’auteure de nous maintenir dans le noir, de faire travailler nos méninges et de nous tenir ainsi accrochés, bien que l’on ne saisisse pas tout, que cela ne ressemble à rien que notre cerveau arrive à configurer afin d’y donner un sens.
Un avertissement : il faut persister, malgré cette impression d’être complètement dans le vide, ce sentiment de ne pas savoir où l’auteur nous amène avec ces aventures rocambolesques, et cette écriture où la narratrice n’a pas de « je ». Ça vaut amplement le coup. À la toute fin, cela devient on ne peut plus clair et l’on ne peut que saluer le grand talent de Marie-Anne Legault.
Je crois qu’il s’agira de mon coup de cœur de la saison, dans la catégorie originalité. Une découverte à faire !
Yannick Ollassa / La bouquineuse boulimique
Yannick Ollassa / La bouquineuse boulimique

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