Une soirée la tête dans les étoiles
C’est dans un cadre tout désigné que la maison d’édition Libre Expression a tenule lancement de la traduction française du livre de Chris Hadfield. Il était ainsi possible de visiter les installations toutes neuves du planétarium Rino Tinto Alcan et de se trouver en présence de très anciennes roches venues d’autres mondes. Bien sûr, ce n’était qu’un amuse-gueule destiné à nous faire patienter avant l’arrivée du plat de résistance, un régal annoncé.
C’est ainsi que près de 200 personnes prirent place sous le dôme imposant de ce centre du savoir mis en valeur par un éclairage légèrement orangé. Tous, tels des astronautes avant un lancement, s’installèrent confortablement dans de grands sièges inclinés.... Puis le décompte commença, l’impatience monta... Jusqu’à l’arrivée de la vedette. Eh oui, cet aventurier de l’espace a su à ce point se démarquer de ses collègues, qu’il est entré dans l’imaginaire et l’univers des gens comme le font les acteurs et chanteurs de ce monde. Ainsi, lors de son entrée, un tonnerre d’applaudissements retentit pour l’accueillir. Puis, l’exposé débuta.
Le directeur du planétarium nous fit un résumé de l’historique de cet homme. De sa naissance à ses missions spatiales, en passant par sa formation de pilote de chasse au Canada et sa graduation à West Point comme major de promotion. Il est évident que l’on avait affaire à une personne plus que qualifiée voire d’exception. Le directeur adressa ensuite quatre questions au colonel Chris Hadfield. Plus que le contenu des questions lui-même, ce qui marque est la façon dont Chris Hadfield répond. Premièrement, tout l’entretien se fait 100 % en français, et loin d’être une personne imbue d’elle-même, ou un fameux être d’exception, il tint à rappeler que son histoire est le fruit d’un travail acharné. C’est à 9 ans qu’il décida de devenir astronaute alors que le Canada n’en comptait aucun. Et toute sa vie durant, il s’est démené dans cette direction, avec le résultat que nous lui connaissons. Il serait bien trop long de résumer tout ce qui fut dit, d’autant plus qu’après ces quatre questions « officielles », ce fut au public de poser les siennes.
L’échange fut alors encore plus humain. Refusant de faire circuler un micro ou d’avoir un assistant qui se déplace pour aller cueillir, voire reformuler les interrogations de l’auditoire, Chris Hadfield a tenu à le faire lui-même. Les enfants ont adoré! Furent alors abordés des interrogations comme « Comment prendre sa douche dans l’espace? », « Quel est le temps d’acclimatation à l’apesanteur permettant de se déplacer sans encombre dans la station? », etc. La période de questions dura près d’une heure. Tout le monde y a trouvé son compte. Pensant la rencontre terminée, nous avons tous et toutes surpris de voir une guitare sortir et d’entendre Chris entonner une de ses créations! Vraiment un moment inoubliable.
Dominique de Leeuw


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