Cette semaine nous avons reçu le dernier numéro du magazine Spirale, qui contient un dossier sur la littérature canadienne. Sur le bord de la piscine, ça se lit bien, n'est-ce pas? On vous en parle bientôt!
Résumé de l'éditeur : « Une chasse à l’homme fait rage dans Aldea, un village de pêcheurs sur la côte de l’actuel Ghana. On traque l’ivrogne qui a assassiné, en pleine rue, un oburoni – l’un de ces guerriers marchands arrivés de leur lointain Portugal il y a bien des années. Depuis leur forteresse sur la falaise, ils s’immiscent toujours plus dans les affaires du royaume. L’omanhene ne gouverne plus tout à fait seul. Les anciens s’en inquiètent, mais nul ne semble pleinement conscient des forces nouvelles qui régissent le coeur et le destin des hommes. Quand la terre cesse d’être un héritage pour devenir une marchandise, l’équilibre du monde vacille. Depuis la côte d’Elmina jusqu’aux bibliothèques de l’antique Tombouctou, Les maîtres du sol déploient en une fresque saisissante les ravages des premiers contacts entre l’Afrique et l’Europe, au XVe siècle. Le second roman de Ryad Assani-Razaki est aussi une méditation spirituelle et politique sur la souveraineté des peuples, et...
« À Tipton , « la fi lle du pendu » est loin de faire l’unanimité. Seule détective noire de ce coin p erdu du Kansas, Dillon Dixon a échoué à tous les tests de tir, mais sait depuis longtemps où et comment placer le projectile pour mettre fin à son existence. Pas d’homme dans sa vie, sinon un pianiste déchu maintenant chauffeur de taxi. Pas d’ami, à part un collègue descendant d’une lignée sudiste. Pour le reste, faute de mieux, il y a le Hound , unique bar de la ville et dernier havre de sa vie sociale. Le jour où le jeune Troy Morris Jr débarque dans le bureau de la détective en affirmant que son chien a tué sa mère, Dixon croit d’abord à une fabulation… mais un cadavre, dit-on, ne ment jamais. Encore moins deux, ou même trois. Confrontée à la découverte de nouveaux corps mutilés, la détective s’engage alors dans une inquiétante enquête où chaque jour, hantée par ses démons, el...
« — T’es comme ma drogue, Olivier. Pour moi, pour moi au complet, mon corps, ma tête, mes sentiments, t’es juste la meilleure sensation qui existe. C’est comme quand je t’ai demandé de me décrire ce que la coke faisait. T’avais pas vraiment de mots, juste les yeux qui s’agrandissent, presque l’air amoureux. C’est comme ça que je me sens quand ma sœur me demande ce que je peux ben câlisser à te garder dans ma vie. J’ai pas de mots, à part une mémoire trop parfaite pour me faire oublier ce que tu me fais ressentir. Pis je veux pas arrêter. En ce moment, je te considère comme ma consommation récréative, parce que ça ressemble à une histoire de sexe de temps en temps quand mon chum pis ta blonde sont pas là. On devrait pas, c’est malsain, toxique, mais on le fait pareil, parce que la modération, ça existe pas. Pas quand on est accro. Pas pour nous. On consomme en se faisant croire que c’est rien de grave. Mais chaque fois, c’est de pire en pire.» Il est difficile de discuter de ce roman sa...
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