Celle qui parle aux morts

Résumé de l'éditeur : 


«Cassie Raven est gothique, elle a un goût prononcé pour les piercings, les tatouages et la taxidermie. Technicienne à la morgue de Camden, elle prépare les corps avant l’autopsie pratiquée par l'anapathologiste. Et elle fait plus que ça : elle prend soin de ses "patients". Ses collègues, qui la trouvent un peu borderline, pensent qu'elle a un don : celui de parler aux morts. Il suffit d'y prêter attention. Car souvent, ils ont quelque chose à dire...


Cassie n'est pas du genre à flancher et à perdre les pédales. Mais elle vient d'apprendre que se Babcia bien-aimée, sa grand-mère qui l'a élevée depuis la mort tragique de ses parents dans un accident de voiture, lui a menti depuis le début, et que toute sa vie s'est construite sur une illusion. Pour en avoir le cœur net, elle va devoir demander de l'aide à la lieutenante Phyllida Flyte, cette beauté glaciale qui l'émeut singulièrement malgré sa répulsion instinctive pour la police.»


Dans Celle qui parle aux morts de A.K. Turner*, on retourne direct dans l’univers de Cassie Raven — pis honnêtement, si t’as aimé le premier, tu devrais aimer celui-ci.


Ce qui marche encore une fois, c’est le rythme. Chapitres courts, écriture fluide, zéro fla-fla. Ça se lit tout seul. C’est le genre de livre où tu te dis « juste un autre chapitre »… pis t’es rendu beaucoup trop loin pour reculer. Clairement, Turner sait comment garder ton attention.

 

Sa plume est accessible, directe, efficace. Elle n’essaie pas d’en mettre plein la vue, pis c’est exactement pour ça que ça fonctionne. On est dans l’émotion, dans les personnages, dans l’histoire — pas dans la démonstration. 

 

Mais — parce qu’il y a un mais — côté intrigue, j’ai quelques micro bémols. Turner pousse les rebondissements assez loin, pis à certains moments, ça sent la mécanique. Des coïncidences un peu trop faciles, des twists qu’on voit venir… mettons que ça enlève un peu de tension. 

 

Là où elle se rattrape, c’est avec ses personnages. Cassie est un personnage que j’aime bien. Elle est weird, sensible, rigoureuse, attachante — pis son rapport aux morts donne une couleur vraiment particulière au récit. C’est elle qui tient tout ensemble. Sans elle, ça marcherait pas pareil.

 

J’ai aussi aimé la place que prend le deuil dans l’écriture. Pas de gros violons, pas de drame forcé. Juste bien dosé. Ça reste ancré, humain (dans le sens positif du terme), pis ça donne de la profondeur à l’histoire.

 

Bref : une écriture efficace, immersive, addictive, même si côté intrigue, ça joue parfois un peu trop safe ou prévisible. Mais pour vrai? Ça se dévore pareil.

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