Blurb
MY NAME WAS NATALIE HELLER MILLS, AND I WAS PERFECT AT BEING ALIVE.
NATALIE HELLER MILLS is a traditional American woman, a beautiful wife and mother who sells her pioneer lifestyle of raw milk and farm fresh eggs to her millions of social media followers. Her farmhouse is charmingly rustic, her husband a handsome cowboy, her six children each more delightful than the last.
So what if there are nannies and producers behind the scenes, her kitchen hiding industrial-grade fridges and ovens, her husband the heir to a political dynasty?
What Natalie's followers don't know won't hurt them.
And The Angry Women? The privileged, Ivy League, coastal elite haters who call her an antifeminist icono-clast? They're sick with jealousy: Because Natalie isn't simply living the good life—she's building an empire.
Until one morning she wakes up in a life that isn't hers. Her home, her husband, her children-they're all familiar, but wrong. Her kitchen is warmed by a sputtering fire rather than electricity, her children are dirty and strange, and her soft-handed husband is suddenly a competent farmer. Carved into the wooden threshold is a date: 1855. Just yesterday Natalie was curating photos of homemade jam for her Instagram, and now she's expected to haul firewood and handwash clothes until her fingers bleed. Has she become the unwitting star of a ruthless reality show? Could it really be time travel? Is she being tested by God? By Satan? When Naralie suffers a brutal injury in the woods, she realizes two things: This is not her beauriful life, and she must escape by any means possible.
A gripping, electrifying novel that is as darkly funny as it is foghtening, Yesteryear is a gimlee-eyed look ar tradition, fame, faith, and the grand performance of womanhood.
Mon avis
Ce que j’avais lu sur Yesteryear avant de l’acheter c’était : soit tu vas adorer, soit tu vas détester. Ben c’est drôle, moi j’ai aimé. Pas de gros trip, pas de détestation. Mais t’sais, je crois que les personnes qui disent qu’elles ont détesté, je pense que c’est surtout les personnages et leur comportements et valeurs. J’en ai lu des « I hated Nathalie (ou Caleb) !» Et ce que j’ai entendu comme commentaires c’était plus dans ses veines-là. Et je peux comprendre. Voici une phrase qui donne une idée de ses croyances :
« There’s no such thing as a husband raping his wife. »
Damn!
D’ores et déjà, je tiens à te dire que si t’as besoin d’aimer les personnages quand tu lis un roman, passe ton chemin. Hahaha. Parce que Nathalie est looooiiiin d’être sympathique. Elle juge, elle est prétentieuse, manipulatrice, n’aime pas les gens et semble regretter d’avoir des enfants. Pourtant, elle adhère à des valeurs chrétiennes fondamentalistes et traditionalistes qui lui dictent qu’une femme devrait vouloir une famille nombreuse, être une mère dévouée et s’occuper de sa maison.
Et c’est justement dans ses contradictions (parce que ce n’est pas sa seule contradiction, let me tell you!) que le personnage est intéressant. La narration est telle qu’on a accès à la voix intérieure de Nathalie et on comprend à quel point elle est dans la performance. Tout ses efforts sont mis à projeter l’image de la tradwifeparfaite : la mère aimante, la femme dévouée, celle qui fait tout elle-même avec ses enfants et dans sa maison. Il y a un énorme décalage entre la Nathalie-en ligne et la Nathalie-hors ligne.
Sinon, le roman aborde énormément de choses : réseaux sociaux, culture des influenceuses, religion, rôles de genre, maternité, mariage, moralité, politique, argent et pouvoir, surveillance entre les femmes, protection des enfants et consentement.
La quantité de sujets abordés et les personnages typés (mais VRAIMENT) font en sorte que certains éléments restent en surface. Mais au deuxième niveau, le propos sur les standards imposés aux femmes, la performance de la féminité et particulièrement les attentes du mouvement tradwife devient beaucoup plus clair. Donc, tu peux le lire au premier niveau pour le divertissement, puis au deuxième et au troisième. Et honnêtement, je crois qu’il faudrait que je le relise : j’ai pas tout saisi les «messages» de l’autrice.
Tout au long du roman, je voulais savoir comment et pourquoi Nathalie s’était retrouvé au XIXe siècle. Et petite précision : si tu t’attends à une historical fantasy parce que Nathalie se retrouve à cette époque, ce n’est pas vraiment ça. Just so you know! Aussi, sache aussi que le rythme est moyen-lent.
Pis, je m’étais douté d’une bonne partie de la twist et je trouvais assez évident comment ça allait finir, mais ça ne m’a pas vraiment dérangée. Même lorsqu’on devine la destination, on ne sait pas nécessairement tout ce qui va se passer pour y arriver.
Au final, Yesteryear est une lecture provocatrice, divertissante et plus riche qu’elle n’en a l’air au premier abord. Si tu veux un roman qui explore en profondeur le phénomène des tradwives et toutes ses ramifications, tu risques peut-être de trouver que ça ne va pas assez loin et que les personnages manquent de nuances. Mais si tu veux une lecture satirique qui touche à ces sujets, te fait passer un bon moment et te laisse quelques affaires à décortiquer après coup, tu risques fort d’y trouver ton compte.
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